‹ ThéâtreChapitre 245 sur 846 · SCENE H · texte numérisé non relu

SCENE H

Les Mêmes , CHARLES.

mariac. Salut, citoyen officier.

Il se remet à son ouvrage.

CHARLES, à part. A quelles pénibles fonctions suis-je obligé de me résigner..! {Soupirant.) Les soldats de la république descendus au rang des geôliers.

mariac. H me semble, mon capitaine, que je n'ai pas encore eu celui de te voir dans ce domicile.

Charles. Mon régiment n'est à Paris que depuis hier.

mariac. Diable! on ne lui donne pas le temps de débrider. C'est qu'il y a de la besogne ! si le soldat ne nous aidait pas à avoir un peu l'œil sur les pigeons que nous tenons en cage, nous ne pourrions pas y suffire... Tiens, citoyen capitaine, regarde seulement la liste de trois jours.

CHARLES, à part, jetant les yeux sur les listes. Que de victimes!., mon Dieu! le nom de Cécile Clainville est sur la liste ! Elle est ici?

MARIAC. Oui, depuis trois jours...

cnARLES, à part. L'infortunée ! Et Hor-

Ll MAGASIN THEATRAL.

tense, qu'est-elle devenue? Tous les renseignemens que j'ai pris sur elle ont été inutiles.

M\RIAC. Tu connais donc la ci-devant?

cjiaiii.es. Oui, nous sommes du même village. JMe pourrais-je la voir?

mariac. C'est impossible; elle est au secret; il n'y a que ma nièce qui puisse l'approcher pour la servir... c'est l'ordre dn représentant Lenoir.

CHAULES. Lenoir ! le misérable!

MARIAC. Qu'est-ce que tu dis là ? est-ce que tu ne sais pas qui il est?

CliARLES. Tu vois bien que si... Suismoi, je vais commencer ma ronde, {/i part.) Peut-être trouverai- je le moven...

MARIAC. Je suis à toi; mais, je t'en prie, pas de mots à double entente sur le citoyen Lenoir tant qu'il sera au pouvoir... après, à la bonne heure, tu pourras l'abîmer tant que tu voudras. (A Madelon.) Madelon, veille un peu au guichet, je vais conduire l'officier jusqu'au chemin de ronde.

MADELON. Soyez tranquille, mon oncle.-

Ils sortent.

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