UN DOMESTIQUE, LENOIR
LE DOMESTIQUE. Citoyen, voici des lettres ; l'une d'elles m'a été remise presque mystérieusementpar un messager qui aussitôt a disparu.
LENOIR. Donne. {Le domesiiqur sort. Il lit la lettre.) Pas de signature. .. sans doute
la répétition de ces fréquentes menaces anonymes dont on cherche à effrayer mou dévouement. {Il lit.) « Citoyen, je te donne » avis des bruits qui circulent et semblent » préparer une catastrophe dans laquelle n nous et les nôtres sommes marqués com- » me victimes. La Convention paraît vouloir « lever la tête et renverser notre pouvoir ; » nos chefs les plus marquans sont, dit-on, » menacés d'être mis hors la loi, et déjà ils » sontà l'abri des poursuites. Adieu, un de » tes fidèles agens. >■ Est-ce un piège pour éprouver mon courage ou me faire abandonner ma place d'officier municipal, dont un des protégés de la Convention a peutêtre euvie/ou bien le danger est-il réel ?.. n'importe ! il ne peut être encore imminent, il sera temps de préparer ma fuite...
On entend du bruit à la porte. Il appelle. Ce'cile entre.