PETERS
A l'heure où tu l'accuses de négligence, n'est- •1 pas occupé à nous battre le gibier ?
HERMANN
Et quand il nous l'amènerait au bout de nos usils, sommes-nous en nombre d'arrêter une lourrice et son enfant? Trois ici , un de garde i-bas, quatre seulement pour la forêt de Darmsîdt; à quoi rève-t-il donc d'éparpiller ainsi la •oupe? J'en reviens à ma première idée; depuis Melque temps il se relâche : notre société pst <*&>
npis-ailer; il quinera le bois s'il trouve mieuv: il parle trop bien pour se contenter de n'être, comme nous , qu'un homme d'action.
(Wolf se rapproche.) PETFRS, montrant Wolf.
Plus bas.
UEBMAX&
Dès qu'il aura rempli sa bourse, il partira. Je vote hautement sa destitution.
WOLF
Qu'est-ce que tu dis donc, Peters'.' m.tiUANN , se levant.
Peters ne dit rien. .Aloi, Hermann le franc, je dis, à qui veut l'entendre, que le Capitaine nous néglige, qu'il n'a plus le cœur à nos affaires, qu'avec, ses absences et ses rêveries continuelles, il a l'air d'un voleur qui fait pénitence et va se convertir en traître.
WOLF
Hermann le franc, tu aurais dû mordre la langue jusqu'au sang, quand elle a voulu prononcer ces mots-là.
HERMANN , tournant le dos à AVolf.
S'il nous quitte , je le suivrai de près! sa tête vaut son pesant d'or.
(On entend un coup de sifflet doux et prolonge.) WOLF.
Debout, me« collègues . voici Rurl,
Les Mêmes, BURL.
(Les brigands se lèvent et l'entourent.)
BURL.
Bonne nouvelle ! mais, avant de parler, je veux boire. (Il boit.) Écoutez, maintenant : Vous voyez encore les clochers de la ville ? eh bien ! avant que la nuit desienne assez sombre pour vous les cacher, vous aurez ici, comme dit le Capitaine , un nouvel impôt à percevoir sur le luxe.
WOLF
Et comme cet impôt-là n'est pas voté par le Sénat, emploierons-nous la sommation sans frais, ou bien le commandement?
(Il tire un pistolet de sa ceinture.) BURL.
Des précautions , mais des égards ; tels sont les ordres du Capitaine. Le coup est superbe ! une berline aux armf s du grand-juge de la ville.
WOLF
Dn juge est par-devant les voleurs ce qu'un voleur est par-devant les juges... condamné !
BURL.
Heureusement pour lui, il est mort depuis bientôt vingt ans , nous n'aurons que sa moitié, sa veuve , qui revient de Bade et de plus loin encore.
WOLF , toujours le pistolet à la main.
Et pas un homme avec elle dans la voiture?
BURL.
Non. Je n'ai vu qu'un laquais.
WOLF
Alors, le simple avertissement suffira. (Il remet son pistolet dans sa ceinture.) Chut! entendezvous un roulement du côté de Darmstadt?
(On entend distinctement le bruit d'une voiture.) BURL.
C'est la berline ! je l'ai précédée depuis le dernier relai, et le Capitaine doit la suivre. (Le bruit s'approche de plus en plus. Les brigands remontent la scène.) WOLF , aux aguets.
Attention! j'aperçois les lanternes, fwolf, au fond du théâtre, lireun coup de pistolet.) N'ayez pas peur ! ce n'est que pour vous prier d'arrêter. (La voiture s'arrête.) C'est bien. Burl, à toi les chevaux !
BUBL.
A bas , postillon.
(^seseseees'seeseissessesesesesjœseeeeseesffieeeseseeeeeeee