‹ ThéâtreChapitre 352 sur 846 · LE BARON , ÉLOA · texte numérisé non relu

LE BARON , ÉLOA

le baron. Ouf! te voilà donc un mari enfin ! Ce n'est pas sans peine ; j'ai joliment négocié cette affaire-là.. . Un véritable père n'aurait pas mieux fait.

éloa. Aussi devant le monde serai-je toujours la fille la plus respectueuse...

le baron. Tu veux dite la plus reconnaissante... Et si ce cher époux venait jamais à découvrir que je suisunpère de contrebande; que mes titres ne sont que des litres en l'air, et mes propriétés que de châteaux en Espagne , cela tournerait sans doute au désavantage de l'aimable et sentimentale veuve.

éloa. Plus bas ! plus bas , mon père , si l'on vous entendait... c'est que, voyez-vous, je liens à son amitié , à son amour , à tel point que je me reproche quelquefois de le tromper.

le barox. Pas d'enfantillage ! un mariage après tant d'efforts, infructueux, c'est à considérer. Avec cela il est d'une moralité à toulc épreuve, un gaillard d'une crédulité rare; d'une bonhomie !... il est vrai que nos

papiers sont en règle , et d'une magnificence .'... je suis sur que cet honm millionnaire. Nous irons chez le notaire qa doit passer en Amérique ; dans l'ivresse du bonheur, il signera tout sans regarder : c'est ce qu'il nous iàut...

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