SCENE. XI
Les Précédents, un Domestique, puis MACAIRE. in domestique. M. de Saint-Rémond !
DE BAROX. Ah !
macaire. J'étais dans mon cabinet de toilette , mais mon cœur était près de vous. éloa. Que c'est délicat et galant ' mac aire. Je mourrai le jour où je cesserai de l'être...
le barox. Allons, cher gendre, trêve à ces compliments : nous autres de la grande année, nous n'y mettons pas tant de laçons; nous sommes ronds en manières.
macaire. Oh ! je suis fou de ce caractère : la franchise , la bonne foi , ça me va !
le barox. Ah çà , nous avons à parler d'affaire.
macaire. C'est juste ; nous avons à dialoguer... Charmante Éloa, veuillez prendre la peine de vous diriger vers le petit salon bleu... vous y trouviez quelques objets de fantaisie sur lesquels je désirerais avoir votre avis.
de barox. Oh ! oh ' la corbeille de noces, je gage ?
éloa. Vous aurez fait des folies !
le barox. Je suis sur qu'il aura mis les premiers magasins au pillage.
Bertrand. Au pillage ! c'est le mot.
(Macaire reconduit Eloa par le fond.)