‹ ThéâtreChapitre 40 sur 846 · LES MÊMES, EUGENE, DEUX ARCHERS · texte numérisé non relu

LES MÊMES, EUGENE, DEUX ARCHERS

EUGÈNE

Tout sourit à nos vœux, madame; la ferme est investie ; il ne peut nous échapper.

CAMILLE, à Charles.

Tu l'entends ?

CHARLES

Malheureux !

CAMILLE, à Charles.

Eh bien ! dois -je vivre ou mourir?...

CHARLES

Camille!...

CAMILLE

Réponds.

CHARLES

Ah! que je n'aie pas ta mort à me reprocher!

CAMILLE

Je te comprends, (à Eugène) Ne le quittez pas; je redoute encore sa faiblesse.

EUGÈNE

Mais Alphonsine. ou est-elle? Vous m'aviez promis de briser ses fers.

CAMILLE

,1e veille sur elle. Enfermée avec soin dans une des chambres de la ferme, dont j'ai seule la clef, on ne peut sans moi pénétrer jusqu'à elle, .le réponds de ses jours. ..Le moindre bruit attirerait ces misérables... vouloir la sauver en ce moment, ce serait l'exposer; hâtez-vous donc de partir, de donner le signal du combat.

EUGÈNE

J'obéis, (aux archers.) Vous connaissez votre consigne ?

PREMIER ARCHER

Mais, capitaine, si l'on nous attaque, nous ne sommes pas en force.

EUGÈNE

Soyez sans crainte ; je ne tarderai pas à vous secourir, (à Charles.) Venez maintenant; un seul désir doit nous animer : c'est la mort de notre ennemi commun, du fléau de notre patrie !

CAMILLE

Je vais guider vos pas.

CHARLES, à part.

Cruelle situation!... Que dois-je faire ?... 0 mon Dieu! inspire-moi!...

( Ils entraînent Charles et sortent par la porle de la fermée

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