ACTE 1, SCÈNE VII
titutions à la fois... Oui, L'anarchie est à son comble... l'horizon politique et religieux se rembrunit horriblement... il n'y a plus de frein pour ces hommes pervers qui ne rêvent que bouleversement, que désordre , que rébellion... Le respect pour les choses les plus saintes, pour les prêtres, les nobles et même les rois s'affaiblit de jour en jour, grâce aux perfides doctrines que des novateurs insolens répandent parmi le peuple, avec cette invention infernale qu'on appelle imprimerie... Juges, c'est à vous de dénouer la complication de la crise actuelle , c'est à vous qu'il est donné de mettre une digue à un tel débordement... Vous tenez tous les fils de ce complot-labyrinthe; vous les trancherez de manière à ce qu'ils ne puissent jamais se renouer... Déjà la presse est prohibée à tout jamais dans l'étendue du royaume; mais ce n'est rien d'avoir anéanti l'jntrument, si vous laissez subsister la tète et les bras qd le faisaient mouvoir... Guerre à mort, donc, aux écrivains et aux imprimeurs, à ces deux espèces de démons que l'enfer a souillés sur la France pour plonger le vaisseau de l'Etat dans l'abîme des révolutions...