‹ ThéâtreChapitre 460 sur 846 · G ALLIES · texte numérisé non relu

G ALLIES

Ça doit être drôle un roi qui déménage.

l'ambassadeur.

Mon genou ne peut fléchir que devant un souverain.

ANGO, avec fierté.

Ma Hotte n'a-t-elle donc point la voix haute comme une Hotte de roi ou d'empereur? ne suisje point assis sur un trône? n'ai-je point une cour autour de moi? Votre dignité ne dérogera pas, monsieur; à genoux donc! et sauvez au Portugal la peine de rebâtir sa capitale.

(L'ambassadeur, après avoir consulté sa suite, se découvre et s'agenouille.) GALLIES, lui poussant l'épaule.

Plus bas donc ! plus bas ! faisons bien les choses.

L'AMBASSADEUR, à voix basse.

Grâce et merci pour Lisbonne. C'est le vœu de mon maître.

ANGO

C'est bien , monsieur. Le blocus de Lisbonne sera levé. On va vous rendre votre épée.

(Gaillies rend l'épée à l'ambassadeur.) LE HÉRAUT.

Et maintenant, potables et seigneurs, nous vous faisons savoir que sur le pardon accordé par Ango , il sera dressé un traité de paix et d'alliance entre la France et le Portugal. Le roi, notre seigneur, viendra le signer en personne dans la maison d'Ango , si toutefois le maître y consent.

TOUS

Vive le roi !

ango , se mordant les lèvres, à part.

Le roi dans ma maison, le roi ici... Que sa volonté soit faite!

FURSTEMBERG, à Ango.

Vous ne répondez pas?

ANGO , à Léonard de Vinci.

Combien vous faut-il de jours pour finir cette galerie , maître Léonard?

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