‹ ThéâtreChapitre 493 sur 846 · JOSEPH, GEORGES · texte numérisé non relu

JOSEPH, GEORGES

JOSEPH. C'est bien entendu!.. Vous ne laisserez entrer personne avant de m'avoir décliné le nom et la qualité du visiteur.

GEORGES. Personne!..

JOSEPH. Toutes les lettres adressées à M. le comte passeront d'abord par mes mains...

GEORGES. Sans exception.

JOSEPH. Rentrez maintenant dans l'antichambre, et laites bonne garde. (Georges sort. ) Ah ! je ne saurais prendre trop de précautions !.. Plaise à Dieu que le démon acharné sur mon maître ne les rende pas toutes inutiles !.. Hélas ! j'avais hier comme un pressentiment ; ne sortez pas, avaisje dit à M. le comte ; mais la jeunesse !.. il y avait une heure à peine qu'il était parti, qu'on me le ramène, pâle, mourant, et que m'apprend-on ?.. qu'au moment où sa voiture passait rue de Grenelle, devant un hôtel en construction, une pierre énorme est tombée devant les chevaux.. une seconde plus tard, et c'était faitde lui ! queseraisje devenu, mon Dieu!.. C'est Ion!., c'est bon!., si l'on croit que je vais le laisser assassiner sans rien dire... ( une porte latérale s'ouvre ; paraît M. de Sartines.) J'ai toujours eu mon franc-parler, moi ! et

M. de Sartines se trompe s'il se figure qu'il m'impose !.. Je voudrais qu'il fût ici pour lui dire en face.. .

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