SCENE II
Les Mêmes , LE COMTE et un Homme d'armes a ses couleurs.
LE COMTE , entrant rapidement. Salut, messieurs !
LE TROISIÈME SEIGNEUR. NûUS VOUS Sa-
luons, comte.
( Ils s'éloignent tons trois.)
le comte. Restez, messieurs, j'ai affaire à vous.
le premier seigneur. Nous sommes à vos ordres.
le COMTE. Depuis long-temps vous conspirez, messieurs.
LE PREMIER SEIGNEUR. NûUS?
le COMTE. Ne dites pas non... j'ai des preuves, et c'est pour cela que je viens à vous.
LE TROISIÈME SEIGNEUR. Que VOulez-
vous dire?
le COMTE. Si vous le voulez, je serai" avec vous, sinon, contre. Ne tergiversez pas ; oui ou non ; je n'aime pas les détours.
le deuxième seigneur. Ni moi. Votre
main.
(Il lui prend la main.)
LE PREMIER SEIGNEUR. Mais...
le comte. Affaire engagée, affaire conclue. Il est trop tard maintenant pour reculer.
le troisième SEIGNEUR. Quand nous verrons-nous ?
le comte. Au moment du couvrefeu.
le deuxième seigneur. Je croyais que vous partiez ce matin pour Turin?
LE COMTE. Oui, monsieur, je partirai ce matin pour Turin, et je reviendrai ce soir à Chambéry.
LE TROISIÈME SEIGNEUR. OÙ 110US trouver?
LE COMTE. Chez VOUS.
le premier seigneur. Il vaudrait mieux peut-être...
LE TROISIÈME SEIGNEUR. C'est dit ; chez
moi, ce soir , au moment du couvrefeu.
le COMTE. Maintenant, messieurs, j'ai quelques ordres à donner. A ce soir.
LES TROIS SEIGNEURS. A ce Soir.
( Ils sortent.
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