‹ ThéâtreChapitre 532 sur 846 · SCENE V · texte numérisé non relu

SCENE V

Les Mêmes, LE DUC, Seigneurs, Pages, Gardes.

LE DUC. Bonjour, bonjour, messieurs.

UN SEIGNEUR. Votre altesse a-t-elle bien reposé ?

LE DUC. Trop bien pour certaines gens, monsieur. Il y en a ici, je le sais, qui ne me veulent pas de bien, mais je m'en inquiète comme d'un fétu de paille ; je mène à mon côté une bonne épée, et derrière moi de bons soldats qui ont fait leurs preuves. Profite de l'avis qui voudra. A bon entendeur, salut... Eh bien ! Montrevel, d'où vient que vous ne nous avez pas encore amené votre belle comtesse Hélène ?

LE COMTE. Monseigneur, la comtesse souffre encore des fatigues du voyage.

LE DUC. Offrez-lui, je vous prie, mon hommage et mes regrets. {Moutrevel saUie.) Cela ne vous empèchera-t-il pas de remplir la mission que je vous ai donnée pour nos états d'Italie ?

LE COMTE. Monseigneur, je partirai avant une heure avec ma suite.

LE DUC. Bon voyage, mon cher comte ; si vous avez des adieux à faire, je ne vous retiens pas.

(Il le congédie de la main.) LE COMTE, bas aux trois seigneurs. A ce soir, donc.

LES TROIS SEIGNEURS. A ce soir.

(Le comte sort.)

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