SCENE XII
M™ GRANGER, EULALIE, M»e LA- ROCHE, GRANGER.
Mn,e Laroche. Eh bien ! ma sœur, dans les familles un bonheur ne vient jamais tout seul... mon fils est arrivé.
GRANGER. Charles!
eulalie. Mon cousin !.. .
Mme LAROCHE. Il est dans les honneurs... sous-lieutenant !
eulalie. Officier!...
Mme GRANGER. Tu vois qu'il ne faut jamais désespérer.
Mme LAROCHE. Le gouvernement se conduit fort bien avec lui ; pourvu que cela dure... Il est dans ce moment au ministère... et va bientôt revenir pour signer au contrat de sa sœur.
EULALIE GRANL.EK.
BI'I.ALIE, /oveuse. Et au mien!
GRANGER. Oui , car j'avais tant de confiance dans le bon sens de ma fille... dans sa soumission aux désirs de ses païens... que j'ai prié Dubreud de prévenir mon notaire et de venir avec lui.
M'ne LAROCHE, avec un pu d'importance.
M. Bernard doit nous amener le sien.
ellalig. Oh ! ici... ici!... n'est-ce pas, papa?... les deux contrats se signeront en même temps, les deux noces n'en feront qu'une... ce serait charmant!
Mme LAROCHE, aigrement. Reste à savoir si M. le baron ne se trouvera pas scandalisé de la réunion!... un graveur... et un général!...
EULALIE, gaîment. Est-ce qu'ils ne seront pas cousins? est-ce que Célestine
ne serait pas venue à ma noce, et moi à la sienne?... Il faut que mon mari fasse connaissance avec toute la famille... Mon cousin est militaire ? mon mari le protégera.
M"1' GRANGER. Charmante enfant!...
Mme Laroche. Viens... viens!., que je t'embrasse !.. voilà comme j'étais dans ma jeunesse !...