‹ ThéâtreChapitre 573 sur 846 · SCENE XVI · texte numérisé non relu

SCENE XVI

Les Mêmes, CÉLESTINE, BERNARD , DAVIAU.

CÉLESTINE, de la porte. Maman?

Mme LAROCHE. Qu'est-ce?

CÉlestine. M. Bernard est là avec le notaire, faut-il les faire entrer?...

EULALIE, vivement. Oui, oui... c'est convenu.

MONNERON, à lui-même. Un second notaire !

eulalie. C'est pour ma cousine... elle se marie aussi... et vous ne pouviez pas faire les deux contrats.

Cclestine, Bernard, Daviaa entrent et saluent.

MONNERON, à part. Je suis le mieux partagé.

DUBREUIL, à Cèleslme. Eh! eh! petite sournoise, vous ne m'aviez rien dit de ce mariage... M. Bernard, vous ferez beaucoup d'envieux.

MmeGRANGER, à Monneron. Placez-vous ici, M. le notaire.

Mme LAROCHE, à Daviau. Vous, là...

Mme GRANGER. Et , en attendant l'arrivée des témoins, vous prendrez lesnomsdes

futurs ; vous établirez les conventions

les donations...

dubreuil, souriant. Tous les articles du marché...

Eulalie, le Baron. M. etMme Granger, entourent leur notaire. Celcstine, Bernard, Mme Laroche sont autour de la table de Daviau ; Charles et Dubreuil sont au milieu.

Charles, regardant Eulalie. Qu'elle est jolie ma cous-ine!... comme deux années l'ont changée à son avantage!...

dubreuil. On dirait que le petit cousin a de l'ambition.

EULALIE , répondant à une question du notaire. Dix-sept ans et demi.

LE baron , de même. Cinquante-cinq ans.

dubreuil. Passés!...

daviau, à Mme Laroche. Et vous donnez, madame, à Mlle votre fille?...

MD,e Laroche. Je donne... je donne....

tout ce que je peux... mille écus.

BERNARD. Ah : madame...

CÉLESTINE. Pourquoi ne dites-vous pas ma mère?

bi.rwrd. Ma mère... je les accepte a vet reconnaissance.

CÉlestine. Votre femme ne vous fait pas îiche... mais elle espère vous rendre heureux.

MONNERON, au baron. Ainsi les dix mille francs de rente retourneront aux parensen cas de mort?..

dubreuil. Est-ce que tu profites de l'oc casiou pour faire ton testament?

monneron. Vous savez que. dans ces actes-là, nous sommes obligés de prévoir tous les cas.

dubreuil. Oui, je sais qu'il n'y a rien de triste comme un contrat de mariage. A chaque ligne il y est question de mort et d'argent...

Charles. C'est pourtant vrai , ce que vous dites là, monsieur Dubreuil. Si jamais je me marie, je ne ferai point de contrat de mariage , ce sera toujours cela de gagné.

CÉlestine. En attendant , monsieur le raisonneur , venez lire et approuver le mien.

Charles va lire le contrat.

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