EULALIE, DUBREUIL
eulalie. Et ne vous avoir pas revu depuis le jour fatal où je fus forcée de vous remettre cette clef!... Ah! je n'étais pas coupable, vous l'avez su.
dubreuil. Oui, Charles m'a tout dit...
et je l'ai cru.
eulalie. Ah ! vous me croirez aussi , quand je vous dirai que si j'ai à me reprocher des pensées que je n'ai pas la force de combattre... un sentiment involontaire que la sollicitude augmente, que l'absence grandit, auquel la comparaison vient donner un nouvel aliment... Je n'ai à me reprocher aucune action coupable, aucune.
Ce n'est pas à vous que, je voudrais taire
EULALIE GRANGER
ou déguiser la vérité... Dubreuil, j'ai besoin de votre estime.
dubreuil. Mais vous l'avez, chère enfant.
kulxlie. Donnez-m'en une preuve; soyez mon guide, mon appui... arrachezmoi à moi-même,
dubreuil. One dites-vous ?
eulalie. Cette femme qui tout-àl'iieure encore tous parlait de sou innocence... qui est fière d'avoir résisté,' même aux plus doux penchans de son cœur, cette femme est sur le bord de l'abîme... Empècbez-la d'y tomber.
dubreuil. Grand Dieu !
EULALIE. J'ai revu Charles.
dubreuil. Quand?
eulalie. Aujourd'hui.