‹ ThéâtreChapitre 634 sur 846 · SCENE in · texte numérisé non relu

SCENE in

* Les Mêmes, 'excepté MARIANNE et ANGELIQUE.

MICHEL. Ah çà! mais chantent-ils!.... chantent-ils!.. Ils vont se fatiguer la voix, c'est sûr.

GERVAISE. Quand donc le bon Dieu, qui nous a délivrés de l'orage, nous débarrassera-t-il de cet autre fléau?

MICHEL. Il est réel qu'il est impossible de plus molester une population qu'ils nous molestent. Je n'en rencontre jamais un, qu'il ne me jette mon chapeau parterre... il n'y a rien de sacré pour eux.

JEAN. Oui, parce qu'ils sont nobles et qu'ils servent dans la marine du roi, ils se croient tout permis... ils se font appeler les gardes du pavillon, et ils appellent les marins sans naissance des officiers bleus... C'est leur terme de mépris. .. mais les officiers bleus pourraient bien leur apprendre qu'ils ont le sang tout aussi chaud dans les veines.

GERVAISE. Ma foi, il aurait bien dû s'en trouver quelques-uns avant-hier au spectacle. Nous voulions y conduire Angélque avec madame, lorsque nous avons trouvédeux gardes du pavillon qui se promenaient devant le théâtre l'épée à la main, et nous ont déclaré, poliment du reste, qu'on n'entrait pas parce qu'ils ne voulaient pas qu'on entrât.

Michel. Et les enseignes de la ville, qu'ils s'amusent souvent à changer pendant la nuit; de sorte que, le matin, on entre chez un traiteur pour se faire faire la barbe, et on va demander une sagefemme dans un pensionnat de demoiselles.

GERVAISE. Encore, s'ils n'allaient pas

plus loin dans leurs plaisanteries mais

ils en usent avec Brest comme avec une ville prise. Oubliez-vous ce capitaine qui a emmené ses créanciers en mer et les a menacés de les expatrier s'ils ne lui donnaient quittance? et cette jeune fille de la vue des Sept-Saints, qu'ils ont enlevée à ses parens !

Michel. Oui, mais l'amiral la leur a fait rendre.

* Gervaise, Michel, Jean.

GERVAISE. Sans doute : mais elle était folle.

TOUS. Folle !

GERVAISE. Oui, mes enfans... folle! — JEAN. Et dire (pie cela peut arrivt nos femmes, à nos sœurs, à nos filles!...

MICHEL. Dis donc à nous-mêmes , et c'est bien pis ; car ce n'est pas seulement aux femmes qu'ils s'attaquent, mais ce sont encore les hommes dans toute la force de leurs années qu'ils insultent... Ils n'ont de respect ni pour le sexe ni pour l'âge.

jea\. Comment! il n'y a pas de justice qui nous défende?

MICHEL. ODieu ! si j'étais roi de France, je les enverrais aux galères sur leurs vaisseaux... ça fait qu'ils seraient tout portég. gervaise. Si le capitaine Cerdic" était ici... lui qui va chercher des ennemis si loin de Brest !.. .

MICHEL. Oh! oui, s'il était ici... tout officier bleu qu'il est, il les tiendrait Bêlement en respect les habits rouges... c'est que c'est un dur à cuire... celui-là... Il a fait amener pavillon, dans ses vingt ans de service , à des écumeurs de mer qui avaient le tempérament plus nerveux que nos amis du grand corps de la marine... gervaise. Fort bien... mais ma maîtresse m'a dit de faire une commission très-pressée... d'aller chercher sa boite... et je m'amuse ici à vous écouter *.

MICHEL, niais dites donc, dites donc...

vous avez le temps... Qu'est-ce que c'est que cette boîte à laquelle madame semble tenir par dessus tout?

gervaise. Chut! c'est un secret.'...

MICHEL. Un secret!... Dites-nous-le , hein ?

gervaise. Plus souvent!..

MICHEL. Ce doit être un fameux secret, car je l'ai vue, cette boîte dont il est question... mademoiselle Angélique jouait avec... c'est en écaille noire tout bonnement; et il y en a de plus jolies chez tous nos marchands forains.

GERVAISE. C'est possible... mais il n'y en a pas comme ça, toujours.

MICHEL. Allons , allons , bonne Gervaise... nous sommes tous les amis de M. Cerdic... Voyons, contez-nous ça...

TOUS. Oui, oui...

gervaise. Vous le voulez ! j'y consens ; mais promettez-moi de n'en parler à ame qui vive?

MICHEL. Nous vous le promettons tous. . . gervaise. Eh bien! cette boîte vient à madame de son mari, qui l'a eue par héritage. Comme cet objet avait été bénit par * Michel, Gervaise, Jean.

MAGASIN TUEATKAL,

un 6aint personnage, il y a déjà plus d'un siècle, c'est à son influence que la mère de M. Cerdic avait attribué la manière miraculeuse dont son mari avait échappe à tous les périls de la vie de marin... Elle l'avait transmise à son fds après avoir vu enterrer son défunt; mais M. Cerdic ne l'a portée que par complaisance, et, dès qu'il a eu fermé les yeux de sa mère, il n'a plus voulu s'en servir... Ou cet objet n'a pas de vertu, a-t-il dit, et il est inutile que je le porte, ou bien il en a, et alors je ne veux pas qu'on dise que le capitaine Cerdic ne partage jamaisles périls de son équipage, Madame, qui ne doute pas de la bénédiction du saint personnage, Ta supplié d'emporter cette boîte dans ses traversées } cela n'a servi qu'à amener entre eux la première querelle que j'aie vue, et il a même défendu à madame de laisser jamais reparaître ce bijou à ses yeux... A présent vous en savez autant que moi.

Michel. Eli bien! je vous réponds que, si j'avais cette boîte seulement une heure en mon pouvoir, j'irais sur-le-champ chercher dispute à ces maudits gardes du pavillon.

JEAN. Toi? laisse donc... tu ne l'oserais pas...

MICHEL. Je ne l'oserais pas... si la boîte était bonne... Eh bien! je te parie une chopine de vin à boiie sur-le-champ devant tous. . .

jean. Ça va...

MICHEL , appelant et frappant .sur la table. Garçon ! garçon !

gervaise. Que fais- tu, Michel? c'est la taverne des gardes du pavillon.

MICHEL. Raison de plus... Garçon!

garçon !

Gervaise. Mais, malheureux ! il y a un écriteau... lis.

Michel. Voyons : {Il lit.) « Il est défendu de boire et de manger ici tant que les gardes du pavillon y seront... » [Haut.) Voyez-vous cette insolence ?

gervaise. Il y a encore quelque chose.

MicnEL, lisant. « Après leur départ, on sera libre de manger leurs restes, s'il y en a, au prix double de la carte ordinaire. »

JEAN. Hein! en voilà de l'hardiesse!...

MICHEL. Ah çà! mais c'est une farce amère ! Comment! ils empêchent qu'on s'amuse, qu'on sorte librement... passe encore pour ci.... mais maintenant ils veulent empêcher qu'on boive et qu'on mange... Oh! cette fois-ci je me révolutionne... je veux boire et je boirai... je boirai du vin du père Marcel ; c'est le

meilleur et le moins cher... Garçon!...

Il frappe sur la table.

gervaise. Mais tu vas te faire assommer...

MICHEL. J'aime mieux ça que de mourir de soif... D'ailleurs, après tout, un homme en vaut un autre, et celui qui est à jeun doit être fièrement plus rageur que celui quia bien soupe. {Il appelle). Garçon ! garçon !

* Les Mêmes, D'ANDREVILLE, une serinette sous le Lias et une paire de pistolets à la main.

d'andreville. Voilà, monsieur... Que désirez- vous?

Michel. Pardon... je ne croyais pas...

d'andreville. Monsieur veut-il choisir ?

Michel. Pardon, ce n'est pas ça...

d'andreville. Ah! monsieur préfère l'épée... à son choix.

11 porte la main à la sienne.

Michel. Pardon, ce n'est pas à vous...

c'est au garçon...

JEAN. A-t-il peur ! a-t-il peur!

d'andreville. C'est moi qui suis garçon traiteur pour le moment, et je vous jure que je vous traiterai bien.

MICHEL. Je vous remercie, je n'ai plus soif.

d'andreville. Ah! vous n'avez plus soif... pourtant, les choses ne peuvent se passer ainsi... il faut que vous preniez quelque chose... vous ou quelqu'un de ces messieurs... voyons, qui est-ce qui a soif?... parlez...

Il avance au milieu de la foule, qui recule devant lui.

JEAN. Le plus sur c'est de s'en aller.

d'andreville. Personne ne répond ?...

Comment! vous me dérangez ainsi inutilement!... Ca ne se passera pas comme ça... Et morbleu! le premier qui ne boira pas...

Il arme un pistolet.

MICHEL. Sauve qui peut !

Tout le monde sort en courant.

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SCEÏNE V.

D'ANDREVILLE, BEAUGENCY, Gardes du Pavillon, puis SOU VRAI.

beacgency. Qu'est-ce donc qu'il y a?

d'andreville. Oh! cela ne valait pas * Jean, Gervaise, Michel, d'Andreville.

L'OFHCIEB BLEU.

la peine de vous déranger... c'est moins que nen... pas même un bourgeois...

r.r u (.i.ncy. Mais encore...

* n'\M)iu:\ii il.. I ne nuée de pavsans auxquels j'ai voulu faire des politesses, et qui ont eu la grossièreté de s'enfuir à mon approche, sous prétexte que je leur faisais peur... Mais voici Souvrav qui a été mandé par l'amiral... Eli bien! Souvrav, quelles nouvelles?

SOL'VRW. Demain nous partons... nous allons croiser sur les côtes d'Angleterre.

d'andulmi.le. Ah! tant mieux; je commençais à m'ennuver... mystifier toujours les autres, c'est si monotone!

SOLYitAV. Ah! bah! le bourgeois est si amusant à vexer !

d'andiiewi.le. Non, il n'y a pas de plaisir avec lui, il ne se fàclie pas. On l'empêche île sortir, il se trouve bien chez lui; on l'empêche de rentrer, il se trouve bien dehors; on lui interdit le spectacle, les licteurs étaient mauvais... on lui prend sa femme. . . ça ledéban asse. Parlez-moi de l'Anglais au moins... Si nous lui envoyons une bordée, il prend très-bien la plaisanterie, il nous en rend une autre... JNous le coulons ou il nous coule... il y a de l'enjeu... ça va... Et puis, je ne suis pas lâché de revoir l'eau , c'est un bel élément ! Depuis huit jours que nous n'avons mis le pied à boid et que nous buvons ici, sans la pluie, nous n'en aurions pas vu une goutte... La terre, qu'est-ce que c'est ça? la terre, la très-humble servante de l'Ucéan... c'est bon tout au plus pour faire sécher le poisson. Messieurs, je ne connais qu'un élément supérieur à l'eau, c'est le vin!

SOUYRAY et LES AUTRES. Bien dit.

Henii paraît au fond.

d'andreyille. Mais qu'est-ce que j'aperçois là-bas?... On dirait...

souyuay. Qu'est-ce que c'est? Eh! parbleu! oui... je ne me trompe pas... c'est notre ancien camarade, Henri de?Iarsay.. .

SCE?sE VI.

* Les Mêmes, HENRI DE MARAY.

HENRI. D'Andreville !

d'andreyille. Mon cher Henri... (Ils s'embrassent.) Avec quel plaisir je te revois !.. par quel hasard?

nENRi. Ce n'est point un hasard... je viens exprès.

d'andreyille. En effet, tu faisais autrefois tes études pour entrer dans la marine. Est-ce que tu serais des nôtres ?

iienri. Peut-être.

* Beaugency, d'Andreville, Souvrav.

+ Beaugency, d'Andreville; deMaisav, Sonvrav,

d'andreyille. Tant mieux, morbleu!

Messieurs, je vous présente le comte Henri île Marsay, mon ami et notre camarade.

■BNM, C'est un titre que j'ambitionne, messieurs, mus dont je ne suis pas encore certain.

d'andreyille. Pourquoi cela?

HENRI. Le ministre m'a envoyé ici avec ! le brevet de garde du pavillon que ma famille a sollicité ; mais je suis encore libre I d'accepter ou de refuser cette faveur, et j aujourd'hui même l'issue d'une affaire qui 1 m'a attiré à Brest doit me décider.

DANDREVILLB. Il faut accepter. Ah! tu j ne connais pas la vie joyeuse que nous i menons ici. Garde du pavillon! quel beau : titre.... Avec cela, vois-tu, on pénètre ! partout, on arrive à tout, on a tout, on peut tout. Le garde du pavillon est l'enfant gâté des femmes, la terreur des maris, le roi dis hommes et la gloire des marins. Le garde du pavillon est maître dans Brest, connue l'amiral l'est sur son bord; il soumet tout à ses volontés, à ses caprices, fait des dettes et ne les paie pas, des maîtresses et ne leur est pas fidèle, des sottises sans les réparer; trompe les femmes, se moque des hommes, insulte les officiers bleus, rosse les bourgeois, et ne déroge que pour les bourgeoises.

HENRI. Une pareille vie peut te convenir parfaitement à loi que j'ai toujours connu d'un si heureux caractère... .Mais moi... d'andreyille. En elfet , tu es tout triste, tout étonné... Est-ce que tu serais amoureux?

iieyri. Amoureux... moi !

d'andreyille. Je le parie... Messieurs, est-ce que ce n'est pas bien là une figure d'amoureux?

HENRI. Mais je te jure...

d'andreyille. Oh! tu nies.... alors ce doit être une femme mariée... tant mieux! encore un vendeur pour moi.

HENRI. Un vengeur !

d'andreyille. Oui. Que je te conte cela... Depuis que nous nous sommes perdus de vue sur cet océan de Paris, il m'est arrivé une foule de choses; j'ai été tourmenté, menacé d'être abbé , marié et cœtera... puis enfin garde du pavillon pour changer de périls.

HENRI. Explique-toi.

d'andreyille. Tu sais que j'avais le tort, quand tu m'as connu, d'être le troisième enfant d'une famille médiocrement riche et excessivement noble. L'aîné comme toujours, prit le patrimoine entier, afin de faire figure pour nous tous ; il se dévoua pour ça. Mon frère le second de la fa-

MAGASIN THEATRAL

nulle n'eut rien; moi je fus traité en proportion descendante... Tu vois que ça ne fait pas grand'chose à recueillir. 11 fut décidé dans le conseil de famille que je n'étais plus bon qu'à faire un abbé. Je commençai alors à croire ce qu'on me disait depuis si Long-temps... que je ne valais ncii... Quoiqu'il en soit, comme je ne m'étais senti jamais de vocation que !>our entrer dans les couvens de femmes, j'opposai une résistance héroïque, je criai à l'injustice, je maudis les préjugés de la naissance... Enfin un de mes oncles, qui m'avait pris en amitié, m'annonça qu'il avait trouvé un moyen de me sauver de l'apostolat, dont je me sentais si indigne; c'était d'épouser une héritière de sa connaissance, prodigieusement riche, à qui j'avais plu sans la voir moi-même. Il m'engagea à la prendre les yeux fermés. Il élas ! c'est ce que je pouvais faire de mieux, car, quand on m'apporta son portrait, je reculai d'horreur!... et il était natté.

Henri. Et enfin?...

d'andreyille. Enfin ! que veux-tu? je ne pouvais éviter autrement de me laisser prendre au petit collet. Je pensais, d'ailleurs, que, dans un mariage pareil, il y avait un apprentissage de bravoure qui me compterait pour mes campagnes. J'épousai : je fus pendant six mois le plus résigné des époux!... Pas une plainte à former contre nia femme, qui était, je l'avoue, la douceur même... pas moyen de lui chercher querelle ! tu conçois quelle existence c'était!... Enfin le ciel ou plutôt le diable vint à mon aide!... Un soir, en rentrant chez moi, je surprends un amant!

HENRI. Un amant!

d'a.ydreyille. Oui; qui s'enfuit sans que je le pusse reconnaître! Je comprends sa honte!... être surpris avec ma femme, et sans y être forcé encore !... Alors je tempêtai, je fis parler la morale indignée , je déclarai ne pouvoir survivre à un tel scandale , et je m'enfuis désespéré, en passant par la caisse de notre banquier. J'arrivai à Brest, je m'enrôlai parmi les gardes du pavillon , où j'ai mangé mon argent pour m'en défaire, et oii je fais le siège de toutes les femmes pour me venger : c'est la loi du talion , c'est le droit des représailles, tout-puissant à la guerre ; j'ai fait entrer tous mes amis dans mon plan de vengeance !... Tu y entreras toi-même !... Cependant nous avons encore de la clémence: nous faisons grâce aux laides.

HENRI. Et lu ne donnes plus de tes nouvelles à ta femme?

d'andreyille. Oh ! si fait ! très-réguliè-

rement par mes créanciers... Je lui envoie tous les mois des lettres... des lettres de change !... Ah ça ! voyons, confidence pour confidence, parle-nous de tes amours.

HENRI. ÏWais je te jure que je n'ai rien à dire.

d'aNDREVILLE. Tu peux me dire ça à moi... je comprends les passions... Moi et toutes les femmes, excepté la mienne, nous étions nés l'un pour l'autre. (De Marsay fuit un signe de refus.) Tu fais le discret ! .. . Nous saurons bien te forcer à parler... Messieurs, grisons-le.

HENRI. IVle griser!...

d'andreyille. Sans doute : à la nuit, nous avons ordre de nous embarquer. Jusque là, nous ne quittons pas cette taverne... Nous allons faire ensemble notre dernière orgie... une orgie grandiose... et tu ne peux pas te dispenser d'y assister...

HENRI. Je te remercie, mais...

D'ANDREVILLE. Ce serait manquer au premier devoir d'un garde du pavillon... Lne orgie avant le départ... mais , mon ami , c'est aussi nécessaire au marin que le baptême à l'idolâtre.. C'est sacré!... Marcel! Marcel!... *

MARCEL, accourant. Me voilà, monsieur.

d'andreyille. ?dets tout ce que tu as dans tes casseroles ou à la broche; si tu n'as rien , va chez les bourgeois , et emprunte-leur au nom des gardes du pavillon; monte ta cave tout entière dans la salle à manger. C'est la dernière fois que tu as l'honneur de nous faire crédit; nous partons demain pour frotter les Anglais.

MARCEL. Ah çà ! n'allez pas vous faire tuer... je n'ai que vos personnes pour gage de vos créances.

D'ANDRE VILLE. Imbécile! Est-ce que nous achetons nos quittances si cher? Allons, leste, et sers chaud. Nous, camarades, allons faire dresser le couvert et inspecter la cuisine et la cave. Viens, Henri.

ue\ri. Je nelepuis,d'Andreville... C'est avec le plus grand regret, mais, inceitain comme je le suis encore, ces messieurs voudront bien m' excuser .. . Insister davantage, ce serait me désobliger.

d'andreyille. Allons, à ton aise, mousieur l'amoureux... Chacun prend son plaisir où il le trouve... toi à soupirer, nous à boire. . Comment! tu as le départ si tri>te que ça!. ..11 a toute la mine d'un homme qui va faire son testament... moi ! le mien ne serait pas long; je n'ai plus que des dettes, et je les lègue à ma femme.

Il sort avec les gardes du pavillon.

' Beaugeucy, Souvray, de Marsay, d'Andrew Maicel.

L'OFFICIER BLF.U.

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