DU MINISTRE
IIEXRI, à lui-même, en regardant l'envoyé avec surprise. Depuis un mois, en effet, cette faveur singulière, incroyable, que je n'ai pas demandée, et qui semble s'acharner après moi, lorsque je suis mort à tout désir d'avancement et de fortune... [Ici le messager est auprès de lui, le salue, et lui remet un paquet cacheté. Henri le parcourt rapidement. Pendant ce temps on voit rentrer, par la porte latérale à la gauche, Rita, masquée, en coutume espagnol très-élégant et très-coquet, et la tête couronnée de fleurs. Elle semble souffrir et marcher péniblement ; auprès d'elle est Perez, sur le bras duquel
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elle s'appuie. Tous (leur s' avancent, sans cire vus jusqu'à Henri de Vaudray, qui a lu bas le papier et s'écrie : ) Encore! chef d'escadre ! chevalier des ordres du roi!
Et qu'ai-je donc fait pour devenir ainsi tout-à-coup le protégé du régent et de son ministre? A qui <lois-je toutes ces grâces dont on m'accable?
SERVIGNÉ. A votre seul mérite, monsieur le comte.
rita, bas , en s1 approchant de lui. Non, aux sollicitations d'une femme.
HENRI. Ah! cette voix...
rita, bas en lui serrant la main. Silence !
Durantal et Servigne font remarquer ce mouvement aux autre personnages.
DURANTAL. C'est elle ! c'est la duchesse; nous tenons enfin le mot de l'énigme... c'est à lui qu'elle a donné cette fête.
SERVIGNÉ. Une réconciliation ! heureux mortel !
Tous se forment en un seul groupe à quelque dislance de Rita etd'Henri, et continent de regarder en riant.
RITA, bas à Henri . Ce message, je l'attendais, et votre protectrice s'était réservée l'honneur de placer les insignes de cet ordre sur votre poitrine.
Elle prend un grand cordon de l'ordre du Saint- Esprit des mains de Percz.
HENRI, bai, en ■ 'inclinant pour recevoir le grand cordon des mains de la ducliessc. 11 est donc vrai, madame... non, Rita ... vous me pardonnez !
RITA , froidement. Dans un instant , monsieur, vous aurez ma réponse.
Elle lui passe le grand cordon autour du cou.
DURANTAL , bas à ceux qui l'entourent.
Enfin, malgré l'outrage qu'elle a reçu, elle proclame hautement sa faiblesse, son indulgence et son amour pour notre ancien ami.
servigne. Impossible de s'exécuter plus galamment et de meilleure grâce.
Rita fait signe à Peiez de se retirer; il sort parla gauche.
DURANTAL. Messeiemeurs, mesdames...
et nous aussi nous sommes de trop...
SERVIGNÉ. Je le crois... et l'orchestre nous appelle. [Chacuji des seigneurs offre la main à une dame. Ce mouvement, et le bruit de la musique ont fait retourner vivement Henri. Servigne et Durant at s'inclinent devant lui comme pour lui faire des excuses, puis se retirent doucement en disant à ceux qui les entourent.} Silence! silence!
BaoaoaaBoaoaaooBaocQeacoaaooooooo •©ï<ï.s*oeû<s