A NOUE
Vous l<' voyez, nous sortons.
UN ARCHER, à la porte Oui. niais on ne passe pas.
MATHIEU, entrant Ali ! vous voila, VOUS autres... (aux archers.) Vous pouvez les laisser aller, j'Ies connais; ce sont deux pauvres diables qui se sont arrêtés ici. el qui viennent de dormir la, sur la paille.
DB ARCHER, i 'est 1res possible; niais j'ai la consigne de ne laisser sortir personne.
MATHIEU
Si c'est comme ça, je n'ai plus rien a dire
MADELON
Qu'est-ce qu'il porte donc là sur son dos?
ANDRÉ
Ça, main "selle, c'est une curiosité... une optique
PIERRE LEROUX
Tiens! ça doit être curieux ça .. une curiosité. Dites donc, père Mathieu, qu'est-ce qui nous empêcherait de regarder son op... opi-
qile I
CARTOUCHE, à part.
Au diable l'imbécile, avec son invention ;
MADELON
Ali! oui, l'optique du savoyard! Ça doit être gentil!
CARTOUCHE
Ça nous est impossible!... 11 faut absolument que nous continuions notre route-
PREMIER ARCHER
Est-ce que vous n'avez pas entendu que je vous ai dit que vous ne sortiriez pas sans la permission du capitaine. Contentez ces braves gens, puisqu'ils vous en prient.
Mais dites donc, nous paierons, oui.
■ADELON
<:'est-a-dire que mon oncle paiera, car ils ne nous ont rien laissé.
MATHIEU
Allons, puisqu'il s'agit de gagner de l'argent, vous ne pouvez pas refuser.
ANDRE
Qu'en dis- tu, frère?
CARTOUCHE
Je dis... je dis... que je préférerais cent fois m'en aller ; mais puisqu'ils veulent absolument. .. allons, dépêchons!
SCÊ