SCENE II
MARIE, M- VILLETTE, JACQUE- LINE, PHJLÉAS, Paysans.
JACQUELINE. Ah! mes amis. .. Ah ! Philéas... mou Philéas... si lu savais... mais ris donc!... mais chante donc!... j 'avons un maire!...
PHILÉAS. Vrai !...
JACQUELINE. Il esta Saint-Denis... d'où c'qu'il va venir pour être installé!...
PHILÉAS. Enfin nous allons être heureux, nous allons être mari et femme...
j \CQUELl\E. Dieu merci ! y a assez long-temps qu' j'attendons...
Mme VILLETTE. Et qui avons-nous rour maire? te l'a-t-on dit, Jacqueline?...
JACQUELINE. Ma foi, non! et puis
j' lai pas demandé... Ou' ça soit qui ça voudra...Qu'eu qu'ça m' fait, pourvu qu'on me marie?...
philéas. C'est ça même !.. .
Jacqueline. Sans lanterner... dès aujourd'hui,]' suis pressée!
PHILÉAS. Et moi donc!...
Jacqueline. J' l'étiennei ons , not'
maire... ça va faire une fête... on rira
on dansera... Moi, d'ahord, je ne manquerai pas une danse... Yous serez des nôtres, madame Villette, et vous aussi, mademoiselle Marie ? et puis M. Georges.
Eh hen ! il n'est donc pas ici?... où donc est-il , ce hon M. Georges?...
PHILÉAS. J' gage qu'il lit dans queuque coin...
JACQUELINE. C'te manie d'avoir toujours l'nez dans un livre ! est-ce qui n'est pas assez éduqué comme ça?
philéas. Oui, ça I' rend tout pale et tout triste... ces diables de livres... il ferait ben mieux de v'nir avec moi chasser, prendre du plaisir... Madame Villette, vous devriez le lui dire; il vous écoute, vous qu'êtes sa nourrice... J' l'aimons tous, M.Georges, et ça nous fait d'ia peine de l'voir comme ça... Tenez, le v'iàqui vient... r 'gardez-le, est-ce qu'à son âge on doit être si triste , à vingt ans... quand on est riche...
Georges s'avance lentement.