ARTHUR, PHILÉAS
PHILEAS, qui s'est assuré qu'ils sont bien partis. Ils sont tous loin... (Revenant auprès d'Arthur.) INous v'ià seuls.
ARTHUR, d'Un grand sang-froid. Ehbien!
qu'avez- vous à me dire?
PHILÉAS. N' prenez donc pas un ton sérieux comme ça....
ARTni'R. Mais il me semble que lorsqu'il s'agit d'une explication... (A part.) J'ai peine à ne pas lui éclater au nez...
PHILÉAS. Mais il ne s'agit pas du tout de ce que vous croyez, monsieur Arthur.
ARTHUR. Comment!...
PniLÉAS. Eh non ! moi, vous chercher querelle!... d'abord j' les aime pas les querelles... et puis c'est pas à vous que j' voudrais dire son fait... vous, monsieur Arthur !... vous, le fils de not' maire!... Ah ! j' s 'rais un vrai paltoquet.
arthur. Mais là... tout-à-l'heure , en présence de Jacqueline...
PniLÉAS. C'était une frime... une pure frime... parce que, voyez-vous... Jacqueline... elle m'aime ben , mais elle est coquette, elle n'hait pas les cajoleries, et si elle croyait que j' suis un trop bon enfant, que je prends ces choses-là sans y trouver à redire, elle pourrait ben peut -être faire comme tantd'auti es, au lieu que si ellesait que je suis pas endurant sur l'article, et que la moutarde me monte tout de suite au nez , elle y regardera à deux fois ! . . . elle aura peur d'une dispute, d'une batterie où c' qu'on pourraitendommagersa propriété:
alors je courrais moins de chances pour être... enfin, suffit!... v'ià pourquoi j'ai eu l'air de monter à l'échelle en sa présence v'ià pourquoi j'ai fait le marta-
more qui moussait, qui voulait tout avaler...
arthur. Bravo!., bravo!-, mais tu as de l'esprit , Philéas.
philéas. Oh! de l'esprit!., un peu de truc et v'ià tout!.. Ah! d'ailleurs-, c'est pas vous, monsieur Arthur, qui en conteriez à
Jacqueline ! vous n' pouvez pas en
même temps chasser chez vous et chez 1' voisin !...
ARTHUR. Que veux-tu dire?...
PniLÉAS. Vous m' comprenez pas?...
mademoiselle Marie...