‹ ThéâtreChapitre 744 sur 846 · SCENE XIV · texte numérisé non relu

SCENE XIV

M'»e YILLETTE, GEORGES, DU- YERNEY, puis CARPENTIER.

GEOHGES. I\Ion père, tout est prêt pour mon départ.

M'"* YILLETTE, s' élançant dans les bras de Georges. Ah ! Georges, mon enfant.

GEORGES. Adieu, bonne Villette, adieu.

Mme yillette. Mon enfant, ne plus te voir !

GEOnGES. Mais je reviendrai... je reviendrai... Allons, ne pleure pas ainsi.

Mme yillette. Toi, ma seule espérance sur cette terre... toi dont la tendresse répondait à la mienne...

GEORGES. Oui, mais je t'aimerai toujours... je ne t'oublierai pas, va... Voyons, voyons — sèche tes larmes... sois raisonnable...

Mme yillette. Séparés! séparés par les

dangers, par la mort peut-être... Non, non je n'y consentirai jamais!

DU Y EU m: Y, à ptirt, avec une rage concentrée. Oh !

M"'e WLLETTE, courant à Duocrney .

Monsieur, là, tout-à- l'heure, j'ai pu vous donner à croire que j'aurais le courage de supporter cette séparation... je le croyais peut-être moi-même, mais elle est au-dessus de mes forces... et je vous en conjure, n'exigez pas que Georges parte.... Oh ! ne l'exigez pas... ne l'exigez pas.

DUVEUNEY, à pari, d'un ton morne et réfléchi. S'il part, celte femme peut me perdre.

Mme yillette. Eh quoi ! vous ne me répondez pas?.. .

DUVEUNEY, de même. Mais s'il reste?

Mme YILLETTE. Oh ! je le vois, vous êtes sans pitié pour moi... Eh bien! je serai sans pitié pour vous... oui, je parlerai.... oui, je dirai...

DUVEUNEY, à mi-voix. Arrêtez!

M"IC yillette. Je dirai ce que les écrits prouvent!... Georges ne partira pas.

CARPENT1ER, qui est entre silencieusement^ montrant un papier à Uuverney. "Ne craignez rien, il partira !

* Georges, Mme Yillette, Dnveuiey.

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