DUVERNEY , GEORGES , M»" VIL- LETTE
duverney. Ne le retenez pas , madame...
Georges. Monsieur...
duverney. Je viens au-devant de vos reproches, je les ai mérités.
GEORGES, à part. O mon Dieu! je n'ai plus le courage... sa présence m'impose... (Avec émotion et embarras.) Pendant vingt ans vous avez commandé à mon aine par un titre sacré ; pendant vingt ans j'ai tremblé sous vos regards ; et ma mère, en butte à vos mépris, dévorait ses larmes plutôt que de trahir votre secret.
duverney. Eh ! ne vous croyez-vous pas assez vengé, Georges? l'avenir m'est fermé, et je ne puis chercher un refuge dans le passé sans y trouver une tombe. Pour essuyer ses larmes, votre mère a son fils , moi, quand j'appelle, il n'y a plus de voix qui réponde à la mienne... Plaignezmoi, Georges, plaignez-moi...
marie , dans la coulisse. Monsieur Duverney! monsieur Duverney!
Mme villette. Qu'entends-je?
GEORGES. C'est la voix de Marie.