SCENE II
Je suis de ses amis, j'ai du crédit sur la dame, et, par hasard , j'ai vu chez elle, aujourd'hui même, une parure en pierres magnifiques.
GEORGES
Il se pourrait!... Courons, courons, mon cher! ah ! tu es mon véritable, mon plus sincère ami.
RODOLPHE
Monsieur, au nom du ciel, écoutez!
GEORGES
I-.h, morbleu! laissez-moi, monsieur... Viens, mon cher Warner.
( Ils sortent, r.odulplie les suit un moment.)
• « ....y............ ......*....v««...n..yv.^
SCÉISE III.
DERMONT, seul; ensuite RODOLPHE.
DEliMONT.
Je demeure attéré!... Quoi!... c'est Georges deGermany ; c'est cejeune homme sur qui reposaient tant d'espérances... et, demain, ce joueur éhonté devenait l'épouxtle ma chère Amélie!... Ah! bénissons le ciel, j'arrive encore il temps... courons à l'instant même...
RODOLPHE, revenant en hâte.
Monsieur, me reconnaissez-vous ?... Vous hésitez; je le vois, il vous parait impossible que le fils d'un honnête homme, «l'un négociant estimé , se tiouve dans un semblable lieu ; mais ne me repoussez pas avant de m'avoir entendu , et sur-tout, je vous en supplie, ne révélez pas à mon père...
DERMONT
Vous êtes Rodolphe Déricourt?
Oui, monsieur, et je voulais fuir votre vue; niais quelques mots qui vous sont échappés, pendant la scène odieuse dont nous venons d'être témoins, et sur -tout votre embarras, votre trouble, tout me dit que vous venez dans cette maison, peut-être pour la première fois?
DERMOST.
Oui , monsieur.
RODOLPHE
Plus imprudent que vous , j'y laisse une par. tie de ma fortune; mais du moins j'emporte mon honneur; et, près d'en sortir pour toujours, je crois, monsieur, racheter un moment d'erieur en vous avertissant que là, toutà-l'heure, moi-même je viens d'entendre des projets odieux qui menacent votre fortune... Croyez-moi, monsieur, si vouj n'êtes point un joueur, fuyez de cette maison.
DERMOST.
Jeune homme, ah! quelle que soit la faute que vous ayez commise en y venant vous même, irt avis vous acquiert à jamais mon estime. Votre confiance mérite la mienne. JNon, je ne suis point un joueur; mapréseuceici estun acte
TRENTE ANS
bonorôhie. Mais hâtons-nous d'en sortir. Cest dttttt an i.fti mains impur que vous devez re- «*woir La confiance et l'amitié d'un honnête boonnca
Ah! monsieur !...
DERMONT
Sortons d'iii. (Rumeur. — On voit des soldats de maréchaussée s'emparer des portes, et en même temps, d'autres solilais ramener et refouler les joueurs vers le salou du fond. - Dermont et Rodolphe reviennent sur leurs pas.) Ciel ! que vois-je ?