‹ ThéâtreChapitre 835 sur 846 · ACTE QUATRIÈME · texte numérisé non relu

ACTE QUATRIÈME

Le théâtre représente l'entre-deux d'un précipice aussi éloigné de «on ouverture que du fond ; espèce de vaste entonnoir composé de roches décliirées et noires, dont les ressauts, bizarrement taillés par la nature , présentent d'étroites plates-formes, de sombres excavations , et des pierres lissées par l'eau qui les use incessamment et qui se perd dans un gouffre si profond qu'on n'en entend pas la chute. Des mousses , des lichens , quelques branches d'arbre à moitié pourries, soutiens trompeurs, jetés çà et là à travers les crevases béantes et fangeuses des rochers. Au lever du rideau , à mesure que la toile monte, on entrevoit au fond, par une large échappée, les eaux du torrent ei quelques aiguilles de glaciers. A gauche du spectateur, un tronc mousseux, entièrement dépourvu de feuilles , s'étend au-dessus d'une roche plate, l'un des rares points d'arrêt de ce désolé séjour ; à l'une des branches nues du tronc, s'agite l'enfant d'Alix, arrêté dans sa chute par ses vêten

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