‹ ThéâtreChapitre 87 sur 846 · SCÈNE VIII · texte numérisé non relu

SCÈNE VIII

GEBMANY, GEORGES.

oerm \NY.

Mon fils, vous allez être affranchi de l'autorité paterrn lie; vous allez disposer librement de votre fortune. Georges, l'indépendance ou vous aspirez n'est pas pour vous sans perd; le jeu, dès votre enfance, fut la source de tous vos écarts... Mais vous m'avez juré que ce vice odieux était pour jamais extirpé ùe votre cœur. Georges , j'espère que vous ne m'avez pas trompé ?

GEORGES

Pourquoi ce doute?... Non, monsieur; s'il faut de nouveaux serments, je vous jure...

GERMASY.

Le ciel lit dans votre cœur, et c'est à lui que vous aurez à répondre du sort d'Amélie. Si pourtant vous m'aviez abusé; ou bien si, entraîné de nouveau par une passion détestable, le nom de joueur devenait jamais le votre; trompé par vos serments, le ciel me pardonnerait d'avoir immolé la plus aimable des femmes en l'associant à votre destinée: mais vous, mon fils, vous seriez puni par tou-s les fléaux qu'attire ce vice infâme : le mépris, le déshonneur, la misère , le crime... et mes yeux s'éteindraient dans la tombe avant d'être témoins de votre châtiment.

GEORGES

Mon père, est-ce dans un tel moment?...

GERMANT

Oui, mon fils, car cet instant va décider de votre sort...

GEORGES

On vient... de grâce...

GERMANT

Georges, rassurez votre ami, en embrassant votre père.

{ Dans ce moment , Warner et toute la société arrivent par le jardin; en même temps Amélie et ses femmes viennent de leur appartement. — Amélie est entièrement purée pour aller à l'autel. )

...„'..... .o ecGOOOSiOC „

Page 1