FRO.MIN
C’est peu... mais je les prends.
GÉRONTE
Je voudrais bien, avant de te donner la bourse, Essayer...
FRONTIN
Comment donc !
GÉROA'TE, .î part, mettant le chapeau.
Je vais prendre ma course.
Et j’aurai le chapeau sans qu’il m’en coûte un sou!
Il ne me verra pas.
FRONTI.N, à part.
J’ai compris, vieux filou.
Haut.
Ah! monsieur, c’est très-mal de frustrer un pauvre
[homme!
Une telle action me renverse et m’assomme ;
C’est affreux. . . Il ne peut encore être bien loin ;
Afin de le trouver, bcàtonnons chaque coin :
Tapons, faisons des bleus sur le dos de l'espace;
Dans notre moulinet il faudra bien qu’il passe! Frappons à tout hasard.. Pan! pan! pan !... pif! paf! pouf En long, en large, en haut, en bas, en travers...
LE TRICORNE ENCHANTÉ
GÉRONTE
Ouf!...
Ah! la cuisse ! ah 1 le bras ! ah ! le dos ! ah ! l’épaule !
FRONT! N
Je m’escrimerai tant du bout de cette gaule,
Que je l’attraperai. — Si je ne le vois pas,
Je l’entends qui renifle et geint à chaque pas...
A part..
D’un revers de bâton faisons cesser le charme.
Il fait tomber le chapeau.
GÉRONTE, à part.
Je suis tigré, zébré !
FRONTIN
Çà, déposons notre arme ;
Votre éclipse m’avait vraiment inquiété ;
Je vous cherchais partout. Vous aurais-je heurté ?
Mullement.
FRONTIN
J’aurais pu vous faire quelque bosse.
GÉRONTE, à part.
-Je suis dur. Je payerai quelqu’un pour qu’il te rosse. Assassin !
FRONTIN, lui préfentant le chapeau.
Achevons promptement le marché.
Nous sommes confiants... Quand vous aurez lâché.
Je lâcherai.
GÉROMC, lui donnant une bourse.
C’est fait.
FRONTIN
Heureux mortel ! Le monde Est à vous maintenant, moins cette bourse ronde.
Il l'empochr.
Vous êtes comme l’air : vous entrez en tout lieu ; Homme, vous possédez la science d’un dieu !
Rien ne vous est caché, vous lisez dans les âmes.
Et, ce que nul n’a fait, vous connaissez les femmes... Marinette à propos se dirige vers nous ;
Disparaissez, je vais la confesser sur vous.
Géronte së coiffe du chapeau.