‹ Théâtre (volume 2)Chapitre 113 sur 210 · LES MÊMES, INÈS, VALÈRE, MARINETTE · texte numérisé non relu

LES MÊMES, INÈS, VALÈRE, MARINETTE

GéRO^TE.

D’où sortez- vous?

MARINETTE

D’uli endroit fort honnête.

VALÈRE

Nous avons fait dresser, chez le tabellion,

Un acte en bonne forme.

Oui, la donation.

VALÈRE

Non pas! mais un contrat...

GÉROHTE.

Comment !..

VALERE

De mariage,

Entre madame et moi !

GERONTE.

J’éclaterai de rage !

LE TRICORNE ENCHANTÉ

VALÈRE

Nous avons réfléchi que l’amour et l’hymeii Peuvent marcher ensemble en se donnant la main.

GÉRO.VTE.

C’était moi qu’elle aimait.

MARI^ETTE

Femme souvent varie,

A dit un roi de France, et bien fou qui s’y fie '

FRONT IN

Faites le mouvement de bénir les époux.

GÉRONTE

Si tu railles encor, je t’éreinte de coups !

HARINETTE .

Valère est si gentil •

GÉRONTE

Gourgandine ! carogne !

CHAMPAGNE

Monsieur, reprenez-moi.

GÉRONTE

Que me veut cet ivrogne ?

Des calottes? J’en ai !

Il le sourflelte.

CHAMPAGNE

Ma place ou mon argent !

GÉRONTE

Je t’ai ramassé nu comme un petit saint Jean,

Et fai payé fort mal des gages très-minimes. Commentas-tu gagné cet argent? Par quels crimes?

CMAMPAGKE.

Monsieur, c’était du temps que vous étiez... cocu...

GÉRONTE

Je te reprends !

CHAUPAGNE.

Oh ! si madame avait vécu !

GÉROKTE.

Tais-toi.

lIARINETrE.

Ne soyez pas un oncle coriace !

A ce couple charmant, de bon cœur, faites grâce!

CÉRONTE.

Jamais!

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