SCÈNE YI
(t — Tu danseras donc toujours? dit-elle à Giselle, le soir... le matin... c’est une véritable passion... et cela, au lieu de travailler, de soigner le ménage.
« — Elle danse si bien, dit Loys à Bertbe.
a — C’est mon seul plaisir, répond Giselle, comme lui, ajoute-t-elle en montrant I.oys, c'est mon seul boidieur!!!
a — Bail! dit llertbc. Je suis sûre que si cette petite folle mourait, elle deviendrait \Vili et danserait même après sa mort, comme toutes les filles qui ont trop aimé le bal !
« — Que voulez-vous dire? s'écrient les jeunes vendangeuses avec effroi, en se serrant les unes contre les autres. »
Bertbe, alors, sur une musique lugubre, ^semble dépeindre une apj)arition des morts revenant au monde et dansant ensemble. La terreur des villageoises est à son comble. Giselle seule en rit, et répond gaiement à sa mère qu’elle est incorrigible, et que, morte ou vivante, elle dansera toujours.
« — Et pourtant, ajoute Bertbe, cela ne te vaut