‹ Théâtre (volume 2)Chapitre 41 sur 210 · SCÈNE · texte numérisé non relu

SCÈNE

LES MÊMES, GÉLINDE.

* LE DUC

Ma toute belle, vous voilà donc enlin : vous voyei ici un duc, un marquis, un commandeur, un chevalier, et même un financier, qui se meurent de volie

LA FAUSSE CONVERSION

ab.sonce. D’où vous vient cette cruauté tout à fait hyrcanienne, qui vous rend insensible aux soupirs de tant d’adorateurs ? — Ce pauvre chevalier eu a perdu le peu de sens qu’il avait ; il se néglige, ne se fait plus friser que trois fois par jour, et porte la môme montre toute une' semaine. — C’est un homme perdu.

CÉLISDE.

Monsieur, cessez vos plaisanteries, — je ne suis pas d’humeur à les souffrir, — et dites-moi pourquoi vous restez chez moi de force et malgré mes ordres? Est-ce parce que je suis danseuse et que vous êtes duc?

LE DUC

La violence de mon désespoir m’a rendu impoli. Je n’avais pas d’autre moyen; je l’ai pris.

LE CHEVALIER

Vous manquez à tout Paris.

LE COMMANDEUR

L’univers est fort embarrassé de sa personne et ne sait que devenir.

LE DUC

Si vous saviez comme Vaudoré devient stupide depuis qu’il ne vous voit plus !

CÉLINDE.

Vous voulez absolument que je quitte la place. Cette obstination .est étrange; vouloir visiter les gens en dépit d’eux !

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