SCÈNE
LES MÊMES, GÉLINDE.
* LE DUC
Ma toute belle, vous voilà donc enlin : vous voyei ici un duc, un marquis, un commandeur, un chevalier, et même un financier, qui se meurent de volie
LA FAUSSE CONVERSION
ab.sonce. D’où vous vient cette cruauté tout à fait hyrcanienne, qui vous rend insensible aux soupirs de tant d’adorateurs ? — Ce pauvre chevalier eu a perdu le peu de sens qu’il avait ; il se néglige, ne se fait plus friser que trois fois par jour, et porte la môme montre toute une' semaine. — C’est un homme perdu.
CÉLISDE.
Monsieur, cessez vos plaisanteries, — je ne suis pas d’humeur à les souffrir, — et dites-moi pourquoi vous restez chez moi de force et malgré mes ordres? Est-ce parce que je suis danseuse et que vous êtes duc?
LE DUC
La violence de mon désespoir m’a rendu impoli. Je n’avais pas d’autre moyen; je l’ai pris.
LE CHEVALIER
Vous manquez à tout Paris.
LE COMMANDEUR
L’univers est fort embarrassé de sa personne et ne sait que devenir.
LE DUC
Si vous saviez comme Vaudoré devient stupide depuis qu’il ne vous voit plus !
CÉLINDE.
Vous voulez absolument que je quitte la place. Cette obstination .est étrange; vouloir visiter les gens en dépit d’eux !