‹ Théâtre (volume 2)Chapitre 43 sur 210 · I.E Dl'C · texte numérisé non relu

I.E Dl'C

Personne, à la bonne heure! mais moi, je suis quelqu’un.

CÉLINDE.

Laissez-moi vivre à ma guise. — Oubliez-moi, cela ne vous sera pas diffîcile. Assez d’autres me remplaceront : vous avez Daphné, Laurina, Lindamire, — tout l'Opéra, toute la Comédie. — On vous recevra à bras ouverts. — Je vous ai assez amusés ; j’ai assez chanté, assez dansé à vos fêtes et à vos soupers ; que me voulez-vous? Vous avez eu ma gaieté, mon sourire, ma beauté, mon talent. Que ne puis-je vous les reprendre! — Vous avez cru payer tout cela avec quelques poignées d’or. Ennuyez-vous tant qu’il vous plaira, que m’importe? D’ailleurs, je ne vous amuserais guère : mon caractère a changé totalement. J’ai senti le vide' de cette frivolité brillante. — Pour avoir trop connu les autres, le goût des plaisirs simples m’est venu. Je veux réfléchir et penser, c’est assez vous dire qu’il ne peut plus y avoir rien de commun entre nous.

LE CHEVALIER

C’est Célinde qui parle ainsi?

CÉLINDE.

Oui, moi. — Qu’y a-t-il donc là de si étonnant? Cel;

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