‹ Théâtre (volume 2)Chapitre 5 sur 210 · LUNA · texte numérisé non relu

LUNA

Moi, je ne les connais pas. Je ne les ai pas aperçues une seule fois parmi les couples qui s’en vont le soir sous les tonnelles; j’ai eu beau ouvrir mes cils d’argent et mes prunelles bleues, elles ne sont jamais sorties apres leur mère couchée ; elles sont plus chastes que moi, que l’on appelle la chaste, je ne sais pas trop pourquoi, et qui ai prêté ma clarté à tant de scènes qui ne l’étaient guère.

LE BON DIElî.

Voilà qui est bien; vous les épouserez; ce sont deux Ames charmantes. Allons, mes Trônes, mes Principautés, mes Dominations, entonnez le Cantique des cantiques et réjouissez-vous, puisque voici doux créatures aussi vierges que Maria ma bien-aimtV.

r.xE VOIX.

Ah! ah! ah!

LE IION niEii.

Quel est le drôle qui ose ricaner dans mon paradis d’une manière aussi insolente?

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