‹ Théatre (volume 3)Chapitre 10 sur 191 · LE GRILLON · texte numérisé non relu

LE GRILLON

Cri-<îri.

BLÀNGHEFLOR.

Éveillée aussitôt que nous, tu es bien matineuse, petite bête.

ALIX

Et pourtant tu n*as autre chose à faire pendant toute

la journée que chanter ta ballade, te chauffer les pattes,

et faire la causette avec ta marmite. Mais il me semble

que je n'avais pas terminé le grand pavot aux feuilles

écarlates. Est-ce que tu n'as pas travaillé après que j'ai été couchée, Blancheflor?

BLANCHEFLOR.

Non, ma sœur.

C'est étrange !

BLANCHEFLOR.

Louons Dieu.

SATAN AS, en dehc.g.

Miaou-miaou ! Ouvrez-moi la fenêtre; je suis votre chat ; j'ai passé la nuit dans la gouttière.

BLANCHEFLOR.

N'ouvre pas ; je n'ai pas encore mis mi guimpe, et le page Valentin est à sa croisée.

SATAN AS

Sainte pudeur !

LA CLOCHE

Mes fidèles, mes chrétiens, écoutez ma petite voix d'argent et venez à la messe, à la messe du bon Dieu, dans votre église paroissiale. Din-din-drelin-din.

ALIX

Dépêchons-nous, nous n'arriverons jamais à temps.

LA CLOCHE

L'enfant de chœur a déjà mis sa calotte rouge et son surplis blanc ; le "prêtre revêt son étole brodée d'or et de soie. Din-din-drelin-din.

BLANGHEFLOR.

La messe est pour six heures, nous avons encore un grand quart d'heure.

l'horloge.

Partez, mes enfants, partez; vous n*avez pas un instant à perdre; mes aiguilles sont des paresseuses; jo retarde de vingt-cinq minutes.

LA CLOCHE

Vite, vite, mes colombes, on est à l'Introït. Din-dindrelin-din.

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