‹ Théatre (volume 3)Chapitre 102 sur 191 · SÉRÉNADE · texte numérisé non relu

SÉRÉNADE

Fathma, tout dort,

Du treillis d'or,

Oh! penche-toi Vers moi.

A ton œil noir,

Mon seul miroir,^

Je veux m é voir.

Mais quel est donc ce bruit.

Bruit d'alarmes?

Dans Tombre un éclair luit

Sur des armes.

Âh ! par Allah !

Pour mon cœur ce fracas

A des charmes, C'est le chant des soldats Volant aux combats!

Mon cœur charmé.

D'amour pâmé, Voit dans tes yeux

Les cieux !

Et les houris N'ont plus de prix Quand tu souris.

Mon cheval a dressé

Sa crinière, Car le vent a froissé Ma bannière.

Ah! par Allah!

Mon âme est dans tes bras

Prisonnière.

Je ne puis sur leurs pas Voler aux combats.

Nos jours finis, Restons unis Au bleu séjour D'amour.

LE SÉLAH. 319

L'éternité De volupté C'est ta beauté, Fathma ! *

Page 1