SCÈNE VII
LE PORTAIt DE L'ÉQLiSE
NIHILVALET, mendianU
Mon beau gentilhomme, la charité, la charité, s'il vous plaît; je prierai le bon Dieu pour vous.
SAÏANAS.
Prie-le pour toi et prends des aides ; car tu auras forl à faire à tirer ton âme d'entre mes' griffes; je suis...
NmiLVALET.
Pardon, maître, je ne vous avais pas reconnu,
TI^AINESAQUILLE , autre mendiant.
Voici, mon duc, des reliques à acheter,, des agnus, des médailles, des rosaires bénits par le pape. Ceci est un morceau de la vraie croix ; ceci une phalange du petit doigt de saint Jean.
SATAN AS
Le morceau de la vraie croix est un morceau de la potence où tu seras branché un de ces jours ou Tauti'e ; la relique est un os que tu as pris à la carcasse de ton frère le bohèipe qui a été pendu.
TRAINESAQUILLE.
Vous savez tout ; vous êtes donc ...
SATANAS
Tais-toi.
BRINGUENARILLE, Irès-has.
Mon prince, j'ai ici, dans un bouge, à deux pas, un vrai morceau de roi, • quinze ans, des cheveux jusqu'aux pieds, blanche, ferme; c'est presque vierge et pas cher; pour trois écus au soleil, deux pour moi et un pour elle, et ce que vous voudrez à la fille, vous en verrez la fin.
vm LARME DU DIABLE. 25
LA GRAND*OUDÂRDE, pauvresse.
Mes chères deçaioiselles, il y a huit jours que je n'ai mangé.
SATAINAS.
Arrière ! ou je te fais baiser mon ergot. Le seuil de ton église, Père éternel, ressemble assez à une des gueules de mon enfer.
GIBOMNE, deuxième pauvresse.
Je suis aveugle et paralytique.
ALIX ET BLANCHEFOR.
Tenez, ma bonne femme, voilà pour vous.
Elles passent.