‹ Théatre (volume 3)Chapitre 121 sur 191 · SCÈNE II · texte numérisé non relu

SCÈNE II

llilarion témoigne la plus vive terreur en devinant les projets de ses camarades. « C'est un endroit mau-

dit, leur dit-il, c'est le cercle de danse des Wilisî » Il leur montre la tombe de Giselle... de Giselle qui dansait toujours. Il la désigue par la couronne de pampres qu'on lui mit sur le front pendant la fête, et qui est appendue à la croix de marbre.

A cet instant, on entend sonner minuit dans le lointain : c'est l'heure lugubre où, selon la chronique du pays, les Wilis se rendent à leur salle de bal.

Hilarion et ses Compagnons écoutent l'horloge avec terreur ; ils regardent en tremblant autour d'eux, s'attendant à l'apparition des légers fantômes. « Fuyons, dit Hilarion, les Wilis sont impitoyables; elles s'emparent des voyageurs et les font danser avec elles jusqu'à ce qu'ils meurent de fatigue ou soient engloutis dans le lac que vous voyez d'ici. »

Une musique fantastique commence alors ; les gardes-chasse pâlissent, chancellent et s'enfuient de tous côlés, avec les signes du plus grand effroi, poursuivis par des feux follets qui apparaissent de toutes parts.

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