SCÈNE III
lue gerbe de jonc marin s'entr'ouvre alors lentementn et du sein de l'humide feuillage on voit.s'é-
GÏSELLE. 351
lancer la légère Myrtha, ombre transparente et pâle, la reine des Wilis, Elle apporte avec elle un jour mystérieux qui éclaire subitement la foret, en perçant les ombres de la nuit. 11 en est ainsi toutes les fois que les Wilis paraissent. Sur les blanches épaules de Myrtha^ palpitent et frémissent des ailes diaphanes dans lesquelles la VVili peut s*envelopper comme avec un voile de gaze.
Cette apparitiou insaisissable ne peut rester en place, et s'élançant tantôt sur une touffe de fleurs, tantôt sur une branche de saule, vohige çà et là, parcourant et semblant reconnaître son petit empire, dont elle vient chaque nuit prendre de nouveau possession. Elle se baigne dans les eaux du lac, puis se suspend aux branches des saules et s'y balance.
Après un pas darlsé par elle seule, elle cueille une branche de romarin, et en touche alternafivement chaque plante, chaque buisson, chaque touffe de feuillage.