‹ ThéatreChapitre 115 sur 232 · PROLOGUE D'OUVEUTURK · texte numérisé non relu

PROLOGUE D'OUVEUTURK

l'esprit chagrin.

Cette dame en atours ?

LE DIRECTEUR

C'est ma grande coquette, Ma Célimène, adroite à ce jeu de raquette Où d'un causeur à l'aulre un mot étincelaiit Rebondit sans tomber comme fait un volant. Prenez votre lorgnon, pour voir la Comédie Qui là-bas dans un coin parle à la Tragédie.

l'esprit chagrin.

Thalie et Melpomène en conversation. . ^

C'est un drame.

LE directeur.

Ces yeux oiî luit la passion Feront verser des pleurs en en versant eux-mêmes ; Ces lèvres 1-anceront de sombres anathèmes.

UN GARÇON de THEATRE.

Monsieur, il est bientôt l'heure Je commencer.

l'esprit chagrin.

Ah ! mon Dieu ! trouverai-je encore à me placer?

LE directeur.

Je suis vraiment flatté de votre inquiétude ! '

On se place toujours dans une solitude... Vous vous contredisez, mon cher Esprit chagrin, Mais déjà des archels j'entends grincer le crin; Les trois coups sont fruppés, on va lever la loile ; On vous verrait tout vif. Filez... comme une étoile, Sur l'afticbe du jour on ne vous a pas mis.

Au public.

Maintenant, ô vous tous, ô mes meilleurs amis, Chers inconnus, public! grande âme coUeclive, Cerveau toujours fumant où tient l'idée active, Maître puissant, par qui tout génie est formé; Public, sublime autevr qu'on n'a jamais nommé.

su THÉÂTRE;

Verse une part de toi i^ans les chefs-d'œuvre à naître :

Si tu veux nous aider, il en viendra peut-être.

\a nature n'a pas vidé tout son trésor,

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