‹ ThéatreChapitre 164 sur 232 · SCÈNE VI · texte numérisé non relu

SCÈNE VI

Nourmahal, l'ancienne favorite d'Achmet, n'a pu dévorer l'allront qui lui a été l'ait, ni oublier un maître ingrat. 11 n'y a rien de tenace comme l'amour méprisé. Grâce aux intelligences qu'elle a conservées dans le palais, elle est parvenue à pénétrer jusqu'à l'endroit où se trouvent Achmet et Léila. La vue de ce groupe augmente sa fureur ; elle lire un poignard de sa ceinture et s'élance pour frapper Achmet; heureusement, Léila lui retient la main et détourne le coup. L'altière sultane s'en prend alors à Léïla ; mais Achmet s'interpose et arr.iclie le kandjar des m;iins de Nourmalul, qu'il veut livrer au cimeterre des esclaves accourus. — Léila demande la grâce de la sultane, qui reçoit à genoux celte faveur humiliante, et dont le courroux mal déguisé montre (pi'olle n'accepte pas dans son cœur le pardon que lui jette une rivale.

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