‹ ThéatreChapitre 215 sur 232 · SCÈNE H · texte numérisé non relu

SCÈNE H

A ce moment, les portes du temple s'oftvrent ; le sage Canoua, chef des ermites, en sort d'un air majestueux et solennel. Derrière lui marchent des Mounis, des Richis, des Brahmatcharis suivis de leurs gouroués vêtus de longues robes de lin, le front marqué des signes sacramentels, ceints du cordon bracminique; le roi frappé de respect, descend de son char et s'incline devant Canoua qui lui demande la grâce de l'antilope et le prie de respecter la retraite des saints ermites.

Le roi accède à la prière de Canoua et regrette d'avoir troublé la paix de cette solitude vénérable. Il engage même les ermites à continuer leurs exercices de ])iété, auxquels il veut prendre part. En signe d'humilité, il se dépouille de ses ornements royaux et renvoie son char. Les brahmes offrent des fleurs, des fruits, du beurre sur l'autel dressé devant le jiotit temple. Ils font aussi brûler des paquets de l'herbe aromatique, appelée ciissa et consacrée aux dieux.

Les cérémonies accomplies, le collège des ermites se retire deux par deux et Douchmanta reste prosterné quelques instants devan l'autel. Pendant cette prière, les courtisans et les chasseurs s'éloignent en silence d'un autre côté.

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