SCÈNE \\ GÉRONTE, YALÈRE
CÉRO.NTE.
Eh quoi ! c'est vous encor ?
VALÈRE
Mon oncle, je l'avoue, C'est moi.
GÉRONTE
Vos pieds prendront racine dans la boue; Au même endroit planté vous restez trop longtemps, Mon cher, et vous aurez des feuilles au printemps,
VAI.ÈRE
Je venais pour.
GERONTE.
C'est bien ; ailez-vous-cn !
VALÈRE
De grâce !
GÉRONTE
Pas ùe grâce !
VAI.ERE
Mon on.cle ! ah ! que je vous embrasse!
GÉRONTE
Non ! non ! quel embrasseur que monsieur mon neveu !
VALÈRE
Mon oncle, il faut qu'ici je vous fasse ini aven...
Je refuse l'ouïe à tout aveu !
VALÈRE
Mon oncle !..•
ï LE TRICORNE ENCHANTÉ. Ml
GÉRONTE
An beau milieu du nez qu'il me pousse un furoncle» Si j'écoute jamais rien de ce que tu dis ! Je t'ai déshérité: de plus, je te maudis !...
TALÈRE.
J'aime...
GÉRONTE
Jeune indécent, quel mot cru sur ma nuaue Vos impudicilés font rougir ma perruque !
VAI.ÈRE
Oui j'aime Inez...
GÉRONTE
Assez ! Si je vous vois encor Dans ces lieux... Regardez ce jonc à pomme d'or!
Valère s'éloigne. Entre Fronlin, qui écliange avec lui un sign».
d'intelligence.
VALÈRE
Mon oncle, vous avez des façons violentes.
GÉROiNTE.
Décampe... j'ai les mains de colère tremblantes.
VALÈRE
Calmez-vous... je m'en vais... m;iintcnant mon de.^tiu Dépend de l'heureux sort des ruses de Fronlin.