‹ ThéatreChapitre 81 sur 232 · SCÈNE \\ GÉRONTE, YALÈRE · texte numérisé non relu

SCÈNE \\ GÉRONTE, YALÈRE

CÉRO.NTE.

Eh quoi ! c'est vous encor ?

VALÈRE

Mon oncle, je l'avoue, C'est moi.

GÉRONTE

Vos pieds prendront racine dans la boue; Au même endroit planté vous restez trop longtemps, Mon cher, et vous aurez des feuilles au printemps,

VAI.ÈRE

Je venais pour.

GERONTE.

C'est bien ; ailez-vous-cn !

VALÈRE

De grâce !

GÉRONTE

Pas ùe grâce !

VAI.ERE

Mon on.cle ! ah ! que je vous embrasse!

GÉRONTE

Non ! non ! quel embrasseur que monsieur mon neveu !

VALÈRE

Mon oncle, il faut qu'ici je vous fasse ini aven...

Je refuse l'ouïe à tout aveu !

VALÈRE

Mon oncle !..•

ï LE TRICORNE ENCHANTÉ. Ml

GÉRONTE

An beau milieu du nez qu'il me pousse un furoncle» Si j'écoute jamais rien de ce que tu dis ! Je t'ai déshérité: de plus, je te maudis !...

TALÈRE.

J'aime...

GÉRONTE

Jeune indécent, quel mot cru sur ma nuaue Vos impudicilés font rougir ma perruque !

VAI.ÈRE

Oui j'aime Inez...

GÉRONTE

Assez ! Si je vous vois encor Dans ces lieux... Regardez ce jonc à pomme d'or!

Valère s'éloigne. Entre Fronlin, qui écliange avec lui un sign».

d'intelligence.

VALÈRE

Mon oncle, vous avez des façons violentes.

GÉROiNTE.

Décampe... j'ai les mains de colère tremblantes.

VALÈRE

Calmez-vous... je m'en vais... m;iintcnant mon de.^tiu Dépend de l'heureux sort des ruses de Fronlin.

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