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SCÈNE VIII EDWIGE, LE GÉRANT, QUATRE CHANTEUSES

EDWIGE

Non! Ce n’est pas possible! Ce n’est pas possible!

LE GARCON

Qu'est-ce qu’il y a!

ED WIGE.

Nous ne pouvons pas rester près de la porte d'entrée, il y a un va-et-vient perpétuel.

LE GÉRANT, arrivant. + Mais qu'est-ce que c’est que ça?

EDWIGE

Eh bien, c’est nous, les cinq sœurs magyares!.. Nous avons été engagées cet après-midi par votre patron à l'Exposition des Arts de l’Ameublement. Nous chantions tous les soirs dans un restaurant du Bois, nous en avions pour un mois encore, mais il ne vient presque personne là-bas, en ce moment. En quinze jours, nous avons fait trois francs de quête. Alors je n’ai pas hésité, je les ai plaqués pour venir ici.

LE GÉRANT, au garçon.

Il a toujours des idées comme ça, le patron. Moi, je trouve que ça n’est pas bon genre, des orchestres de dames.

LE GARCON

Des violonistes tziganes, tout au plus!

ED WIGE.

Où allez-vous nous mettre? Près de la porte d'entrée, il y a trop de courants d'air.

LE GÉRANT

Eh bien, vous allez vous installer sous le grand æscalier. (Après l'avoir regardée.) Attendez donc! Mais il me semble que je vous connais, vous... Ces dames, ce sont vos sœurs?

EDWIGE

Oui, monsieur, ce sont mes quatre sœurs magyares.

LE GÉRANT

Qu'est-ce que vous faites de vos quatre autres sœurs ?

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