II
ALBERT
Voilà! Voilà! De Il se dirige vers le client. Philibert l'arrête. PHILIBERT, au client.
Voilà! Voilà! (11 retient Albert par le bras. A Albert.) Je] vois ce que vous voulez... que ce soit moi qui vous renvoie et qui vous donne les deux cent mille francs?
ALBERT, sursautant avec indignation.
Jamais je ne prendrai cette somme... jamais je ne prendrai votre argent. Jamais je ne consentirai à dépouiller... (11 regarde du côté d'Yvonne.) votre famille. Mais je profite de ce qu’il vous est impossible de me renvoyer de cette maison que je ne peux quitter. J'ai éprouvé toutes sortes d’amertumes dans votre café (Avec émotion.) mais je l’aime, votre petit café... je ne peux pas m'en aller d'ici.
PHILIBERT, allant au comptoir.
C'est bien! c’est bien!
LE CLIENT
Eh bien, ce café? (Albert va jusqu'au client et lui verse le café distraitement à côté de son verre, sur la table.) Eh bien! Faites donc attention, nom d’un chien!
ALBERT
Oh! je vous demande pardon! Je vais essuyer ça. Il va dans le fond pour chercher une serviette. LE CLIENT.
Eh bien, vous pourriez me verser le café, en atten-
‘dant.
Albert va poser la cafetière dans le fond et revient avec sa serviette, essuie la table avec conviction, et plus longtemps
qu'il ne faut.
PHILIBERT, au comptoir, à Yvonne.
Il ne veut pas s’en aller... Il profite de ce que j'ai un dédit à payer, deux cent mille francs, tu com. prends... je ne peux pas lui payer cette somme.
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