SCÈNE IV BARTHAZARD, HENRI, THIBAUDEL
qui sort peu après.
BARTHAZARD.
Henri, j'ai quelque chose à te dire.
Il voit Thibaudel qu'il salue d’un signe de tête.
THIBAUDEL, lui tend la main.
Ah! tu ne me reconnais pas?
Si, si fait. Vous allez bien?
THIBAUDEL.
Oui, oui. Au revoir, baron!
Il sort.
.BARTHAZARD, après avoir gardé un moment le silence. Qu'est-ce qu'il vient faire ici, celui-là? Alors il vient te relancer. Tu es fou de le laisser venir.
HENRI
Eh bien, c'est un type de mon hôtel. Il m'avait apporté une chose pressée.
BARTHAZARD.
Mais il faut rompre avec tous ces gens-là!
| HENRI
Oh ! écoute! fiche-moi la paix! Tu m'embêtes!
BARTHAZARD.
Il ne s’agit pas de t’embêter ou de te laisser tranquille, il s’agit de ne pas compromettre notre affaire. Notre affaire va bien, mais c’est le reste qui va très mal... J'ai en ce moment des ennuis par-dessus la tête, des sommes à payer aujourd'hui même et j'ai eu toutes les peines du monde à obtenir un peu de temps. Je vais justement chez moi, où il y a un individu de qui j'ai besoin pour obtenir un délai. Et avec toutes ces histoires-là, il faut encore que j'aille courir les fleuristes et les marchands de bonbons pour la jeune fille... Heureusement que j'ai trouvé un confiseur à qui j'ai fait un contrat de publicité... Tu donneras ces bonbons tout à l'heure.
HENRI
Non, non, va les donner, ça m'embête de les donner...
BARTHAZARD, le regardant avec mépris.
Enfin! Je les laisse là... Elle saura bien que ça vient de toi... Je vais retrouver cet individu chez moi... Il y