ACTE DEUXIÈME
BERTHE
Qu'est-ce que vous avez?
HENRI
Rien.
BERTHE
Des ennuis d’affaires ?
HENRI
Oui, c’est cela.
BLIVET.
Eh bien, c’est un peu long, ces essayages de robes! Et ce n’est pas fini! C’est maintenant qu'il va falloir en essayer |.
GONTHIER, riant.
Ah! ah!
BLIVET.
Ah! ah!
Berthe à l'air un peu embarrassée et Henri davantage.
LOUISE
Ah! ah! (Un temps.) Situation gênante s’il en fut... Nous savons tous de quoi il est question, seulement on n’en parle pas... Allons! allons ! pourquoi n’en parlonsnous pas”? (Avec effort.) À quand le mariage?
GONTHIER
Oh! moi, je ne demande pas mieux que d’en parler,. vous savez bien. Je n’ai pas besoin qu’on mette une paire de gants et qu’on vienne faire auprès de moi une démarche officielle... (A Henri.) Mais je vous ai dit pourquoi nous attendions.. Il faut que nous allions voir le plus tôt possible ma tante, de Versailles, afin qu’elle ne l’apprenne pas par quelqu'un d’autre, parce que, si elle apprenait la chose par un autre, eh bien, merci!
nous serions beaux!... Aussitôt que vous aurez une après-midi de libre, nous irons à Versailles.
En auto ?
GONTHIER
En auto ou en chemin de fer... Alors aussitôt la démarche faite, ce n’est pas moi, mes enfants, qui retarderai les choses. Vous n’aurez qu'à vous mettre tout de suite en campagne pour choisir un appar-
tement...
LOUISE, à Henri.
Dans quel quartier allez-vous habiter?
HENRI, gêné.
Eh bien, nous verrons. Pas du côté des Ternes.
GONTHIER
Il faudra voir ça après-demain!... Supposez qu’on aille à Versailles demain... Va-t-on à Versailles demain?
HENRI
… C’est que demain... j'ai peur que ça ne me soit pas possible.
GONTHIER
Mais sil mais sil ce sera possible.
HENRI
… Je ne crois pas...
Pourquoi ça?
HENRI
Eh bien, je vais tâcher.….
GONTHIER
Pour l’appartement, on choisira quelque chose de