‹ ThéâtreChapitre 34 sur 250 · ACTE DEUXIÈME. PT · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIÈME. PT

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spacieux. Autant s'installer pour de bon la première fois et ne pas avoir à s’agrandir plus tard...

BERTHE, apercevant le sac de bonbons.

Qu'est-ce que c’est encore que ça? Oh! des bonbons... (A Henri.) De vous, monsieur Henri?

HENRI

Je suppose.

BERTHE

Nous allons en manger tout de suite.

Elle ouvre la boîte et en offre à Louise,

GONTHIER, prend Henri sous le bras.

Vous savez que nous n'avons pas encore parlé dela question d'intérêt. Non, non, n’en parlons pas.

GONTHIER

Il faut tout de même que je vous dise ce que::j8 donne à ma fille.

HENRI

Ce n’est pas la peine, ce n’est pas la peine.

GONTHIER

Je tiens à vous le dire : je lui donne cinq cent mille francs de dot...

HENRI

Non, non, monsieur Gonthier, ne me parlez pas de ça. Je vous assure que c'est la seule chose qui me déplaise dans mon bonheur.

GONTHIER

Alors vous voudriez la prendre sans dot?

LI Hi)

HENRI

Je ne suis pas partisan de la dot... Je trouve que le ‘mari doit subvenir à lui tout seul à l’existence de son ménage.

Je sais bien que vous êtes en mesure de le faire.

HENRI

Oui... Mais même si je n'étais pas en mesure de le faire, je vous parlerais ainsi.

GONTHIER

Admettez tout de même qu’une année vous soyez moins content de vos affaires... Il est vrai que vous auriez toujours la ressource de vous adresser à moi.

HENRI

Eh bien, je voudrais m'en tirer sans m'adresser à vous. J'ai des idées spéciales là-dessus.

GONTHIER

Alors il faudrait vous restreindre?

HENRI

Eh bien, je me restreindrais, je me restreindrais.

GONTHIER

Mais vous êtes un être extraordinaire! Vous commencez à m'inquiéter parce que vraiment vous êtes un peu exagéré. Quel meilleur emploi voulez-vous que je fasse de ma fortune que de venir en aide à mes enfants?

Eh bien il y a des emplois... Il y a bien des emplois. (Pénétré.) Il y a du bien à faire.

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