‹ ThéâtreChapitre 42 sur 250 · SCÈNE XII BARTHAZARD, HENRI · texte numérisé non relu

SCÈNE XII BARTHAZARD, HENRI

BARTHAZARD.

Le père Blivet est emballé sur ton compte. Il veut se séparer de son directeur qui le sert admirablement depuis vingt ans, pour te prendre, toi, dans son usine, simplement parce qu'il ne te connaît pas et qu’il te payerait trois fois plus cher... Tu vois que ça va bien.

HENRI, d’un ton équivoque.

Oui, oui, ça va bien.

BARTHAZARD.

Mais ce n’est pas tout ça. Il faut que l'affaire aille

précipitamment. Pourquoi as-tu dit que tu n'étais pas

libre demain pour rendre visite à la tante de Versailles?

HENRI

Eh bien, parce que dans deux ou trois jours c’est encore assez tôt...

BARTHAZARD.

Tu es bon, toi! Je ne veux pas attendre. Je suis à la veille d’être saisi, et si je suis saisi, nous la dansons, car Je perds tout crédit, et le père Gonthier toute confrance. J’ai besoin de vingt mille francs d'ici deux jours. Je ne peux les trouver qu'en négociant le premier billet de vingt-cinq mille francs que tu m'as signé. Mais il faut pour -cela'‘que les fiançailles soient officielles, que l’on sache que tu vas devenir le gendre du père Gonthier.…. Alors, je pourrai négocier ta signature! tes autographes commenceront à avoir de la valeur... C’est pour cela, mon vieux, qu’il vaut mieux aller demain à Versailles.

HENRI

Je t’en prie, attends deux jours encore.

BARTHAZARD.

Tu m'embêtes! Je l'ai déjà dit qu'il faut que ce soit demain.

HENRI

Eh bien, alors.

Eh bien, alors ?.…

Eh bien, alors, ça ne sera pas du tout.

BARTHAZARD.

IH est fou! Qu'est-ce qui lui prend maintenant?

HENRI

Il me prend que j'en ai assez! Je ne suis pas fait

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