‹ ThéâtreChapitre 73 sur 250 · ACTE TROISIÈME · texte numérisé non relu

ACTE TROISIÈME

HENRI, après un silence.

Vous ne pouvez vous imaginer à quel point vos paroles me font du bien.

LOUISE, à elle-même.

Ils ont l’air déjà d'accord... Mais ça me fait l’effet de

marcher un peu vite.

Elle sort.

HENRI, à Berthe.

Vous m'avez fait bien du mal.

BERTHE

Moi? Mais comment pouvez-vous dire? Qu'est-ce que vous avez à me reprocher?

HENRI

Ce ne sont pas des reproches, je n’ai pas le droit de vous en adresser, ce sont des constatations.Je constate que vous n’avez pas songé à me revoir, et vous avez songé tout de suite à vous remarier... à vous marier.

BERTHE

Mais comment? C'est vous qui êtes parti... Vous avez écrit une lettre aù vous vous accusiez de m'avoir menti.

HENRI

Et ça vous a suffi? Parce que j'avais écrit une

lettre, je devenais tout à coup un réprouvé, un paria.…

Vous vous accusiez vous-même!

HENRI

Il fallait me défendre! Et si j'avais trouvé chez vous un amour véritable, eh bien, nous nous serions séparés, mais vous ne m’auriez pas laissé partir comme ça...

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