‹ ThéâtreChapitre 79 sur 250 · ACTE TROISIÈME · texte numérisé non relu

ACTE TROISIÈME

BERTHE

Je ne suis pas fâchée, mais il y a quelque chose entre

nous d’abîimé.

HENRI

Pourquoi? Pourquoi?

Mais parce que vous m'avez menti... Alors je dis que vous m'avez toujours menti... Cette heure que nous avions passée ensemble au bal d'Alice, c'était le souvenir le plus exquis de ma vie, et je pense que vous n'étiez pas sincère.

Elle s’assoit sur une chaise et se met à pleurer.

HENRI

Mais si, j'étais sincère... Mais si, à ce moment, je ne SAVaIs pas qui vous étiez. S

BERTHE, se levant brusquement.

Comment? À ce moment vous ne saviez pas qui j'étais ?

HENRI

‘Mais non, voyons... Ce n’est qu'après que Barthazard... (Se reprenant.) Ce n’est qu'après que j'ai raconté à Barthazard que j'avais une riche position... J’ai tort de vous dire ça, c’est beaucoup plus infâme... |

BERTHE

Mais non, si c’est comme ça, ce n’est pas plus

infâme.…..

HENRI

Comment! Puisque c’est après vous avoir rencontrée et aimée que j’ai commencé à vous mentir.

BERTHE

.…. Si c'était comme ça, je ne vous en voudrais pas...

Vous me rencontrez d’abord... vous m’'aimez.. vous voulez m'épouser. Alors vous avez employé, pour m'épouser, tous les moyens...

HENRI

… les plus coupables.

BERTHE

Ah! non! ce n’était plus des moyens coupables puisque vous m’aimiez... (On essaye d'ouvrirla porte.) C’estencore le vieillard!

HENRI

Il est embétant!

BERTHE

Ah! laissez-le taper... Il se lassera.

Coups à la porte.

HENRI

Il n’y a pas moyen d’être tranquilles.

BERTHE, reprenant l'entretien.

Je n’ai plus confiance...

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