‹ ThéâtreChapitre 80 sur 250 · ACTE TROISIÈME · texte numérisé non relu

ACTE TROISIÈME

LOUISE

C’est le père de Berthe, accompagné de son fiancé. Coups à la porte.

BERTHE

Mon père ici?

LOUISE

Oui, c’est moi qui l'avais convoqué. Par caen je n'avais pas besoin d'Herbert.

BERTHE

Eh bien, il faut leur ouvrir.

HENRI

Il faut leur ouvrir?

LOUISE

Mais oui.

Elle va à la porte. Entrent Gonthier et Herbert.

GONTHIER, entrant et apercevant Henri et Berthe alignés.

Qu'est-ce que ça veut dire? (11 regarde Herbert.) Qu'est-ce ca veut dire?

HERBERT, rentrant à sa suite.

C’est moi qui vous le demande... (Il regarde Henri et Berthe). C’est pour me faire voir cela que vous m'avez amené 1C1?

GONTHIER

Mais je ne savais pas. (A Henri.) Qu'est-ce que vous faites ici, monsieur ?

HENRI

Mais je suis chez moi.

GONTHIER

Chez vous? Vous êtes tapissier ?

HENRI

Employé... à cent soixante-quinze francs par mois. (Fièrement.) Chiffre exact.

GONTHIER, curieusement, à Berthe.

Qu'est-ce que tu fais ici?

HERBERT

C'est sur ce ton que vous parlez à votre fille que vous trouvez avec monsieur ?

GONTHIER

C'est vrai. (Sévèrement.) Qu'est-ce que tu fais ici, toi?

Oh! papa, sur quel ton me parles-tu?

GONTHIER, timidement.

C'est lui qui me dit...

BERTRHE.

D'ailleurs, je te donnerai toutes les explications nécessaires sans que tu prennes ta grosse voix... Mais, d’abord, je veuxéclaircir un point d'histoire. (A Herbert.) Vous avez été mis au courant de la conduite de mon-

sieur.

Elle montre Henri.

HERBERT

Oui. Et je m'étonne qu'après cela je me trouve en sa présence |...

HENRI, vivement.

Mais monsieur.

BERTHE

Taisez-vous! Taisez-vous, l’un et l’autre.

HERBERT

C'est que.

LOUISE

Silence!

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