‹ ThéâtreChapitre 8 sur 250 · SCÈNE VI LOUISE,/GILBERTE, JEANNE, entrent · texte numérisé non relu

SCÈNE VI LOUISE,/GILBERTE, JEANNE, entrent

LOUISE

Ah! une glace! Ah! Enfin, voilà un quart d'heure que je cherche une glace! On va pouvoir se rectifier un peu et être tranquilles un moment... Mais qui estce qui est de sentinelle?

GILBERTE, à la porte.

De sentinelle ?

LOUISE

Oui, tu vas voir. Tu vas te mettre à l'entrée, à droite, et tu nous signaleras l’arrivée de la redoutable madame Tombelle, la mère du marié. Elle veut absolument donner de l’animation à son bal. Alors elle se promène avec de malheureux jeunes gens qu’elle tient à faire tourner et à qui elle nous présentera, de gré ou de force.

JEANNE, à Louise qui se regarde dans la glace. Comment trouves-tu Alice?

GILBERTE

Quelle Alice?

La mariée.

JEANNE

Elie était rouge tout à l'heure. Alors elle s’est mis de la poudre et elle a l'air de ces gâteaux trop sucrés, Lu sais, de ces pâtisseries de village.

| LOUISE

Elle est encore là-bas, je crois.

JEANNE

Et elle a dit qu'elle ne s’en irait qu'à la fin du bal.

LOUISE

Elles disent toutes qu’elles ne s’en iront qu'à la fin

du bal.

GILBERTE

Pourquoi ca?

LOUISE

Parce qu'elles ont peur que le marié ne leur demande pas de s’en aller plus tôt.

JEANNE

Queile drôle d'idée de donner un bal! Ça ne se fait

plus.

Ça ne se fait plus, mais le père... Machin... Bauchamp... enfin le père d'Alice, quoi! comme la mère FTombelle, ils sont dans les chambres syndicales. Ils ont beaucoup de relations parmi les commerçants. C'est un bal réclame...

GILBERTE

Voilà Berthe! Faut-il la laisser entrer?

LOUISE

Mais oui! Tu es bête, voyons!

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