AVENEL
... Il y a dans cette pièce d'admirables beautés. Ce n'était pas sans doute une conception toute neuve que cette idéalisation du fou de cour; mais l'exécution en est ici pleine de hardiesse, de passion et de drame.
... Nous nous h.îtons de dire qu'il n.- faut jamais juger un drame de M. Hugo sur une analyse, quelque fidèle qu'elle soit. II se soucie peu de la conduite de son poème; il imagine un sujet, et, dans ce sujet, quatre ou cinq situations principales qu'il traite de main de maître, et abandonne le reste comme au hasard.
... Les œuvres d'imagination qui ont coûté un long travail à leur auteur, méritent ce respect qu'on ne les juge pas sans réflexion. Nous reviendrons donc sur cet ouvrage qui, ainsi que ses aînés, excitera pour les amateurs de thé.ntre une longue et vive curiosité.
... Le style, cette partie si brillante du talent de M. Hugo, mérite aussi un examen particulier.
Mais en attendant que nous revenions sur ce drame, nous pouvons affirmer qu'on y admirera la hauteur de pensée, l'énergie ou la gr.îce d'expression, la poésie d'images auxquelles l'auteur nous a dès longtemps accoutumés.
La Kevne tif Paris.
... Au lieu d'une solennité académique, nous avons cru assister à une émeute littéraire. Nous attendons une seconde épreuve plus calme, sans doute, pour savoir si cette conception étrange d'un homme de génie doit rester au théâtre.
La curiosité excitée par le nom de M. Victor Hugo, la magnificence des costumes et des décors, le jeu de Ligier, la beauté de quelques scènes, la bizarre inconvenance de quelques autres appelleront une foule de nouveaux juges au Thé.ître-Français. Quoi qu'il en soit de la fortune de la pièce, nous aimons déjà à y trouver, dès le premier acte, une de ces scènes où le poète se verra applaudi par tous les partis de l.i république des lettres.
Nous terminons cette revue de 1832 par une lettre de Joseph Bon.ip.irte.
Le frère aine de Napoléon était roi de Naples en 1806 lorsqu'il vit pour la première fois Victor Hugo alors âgé de quatre ans et appelé à Napies par son père le générai Hugo. Il le revit en 1811 à Madrid, lorsqu'il était roi d'Espagne, alors que Victor avait neufans. Réfugié 3. New-York après Waterloo, et enfin à Londres en 1832, il écrivit à celui qu'il avait connu tout enfant la lettre suivante sur la première du Koi s'amuse :
Londres, 3 janvier 1833.
Monsieur,
.l'ai reçu deux exemplaires du Koi s'amme; nous en avons fait la lecture le dernier jour de l'année passée; hier dans l'après-dînée, il a fallu en donner une nouvelle représentation. Nous n'avons pas conçu pourquoi la représentation en a été défendue à Paris; la malveillance peut se prendre à tout, et nous avons
REVUE DE LA CRITIQUE
jugé que les Parisiens ont raison de trouver mauvais qu'on veuille les empêcher de s'amuser du Koi s'amme, qui nous a beaucoup intéressés. Notre société ne se composait pas de plus de di.x-huit personnes, mais je puis vous assurer que vous avez eu un succès très complet, au point que je me suis vanté de votre amitié pour moi; aujourd'hui je me crois dans l'obligation de vous en faire l'aveu pour être relevé par vous de ma petite vanité. Recevez surtout mon compliment, cet ouvrage m'a plus intéressé qu'aucun autre que j'aie lu depuis longtemps; nul des personnages, à la vérité, n'excite cette vive et parfaite admiration qui nous subjugue dans les héros des ccuvr;s classiques, il n'y a pas ici de perfections absolues; mais dans ce corps de plomb de Triboulet, que d'or natif!!! Que de vérité, de nature, de fécondité dans cette malédiction paternelle de Saint -Vallier! C'est la voix du Dieu vivant qui poursuit le puissant dégradé ! Je m'arrête , je n'ai le temps, ni le talent, ni l'intention de juger votre pièce, je vous répète ce que disait la servante de Molière : «Cela m'amuse, lisez encore». — Votre préface est d'un homme de cœur, d'un vrai citoj'en, l'estime de tout ce qui sent vivement et patriotiquement vous est acquise. Je regrette que votre père, que mon ami Hugo, ne soit pas témoin de vos efforts et de vos succès qui suivront tant de traverses. . .
Ce que vous dites de Napoléon dans votre réponse au tribunal m'a paru exiger que j'énonce aujourd'hui ce que je crois pouvoir prouver un jour : son despotisme ne fut qu'une dictature née de la guerre; elle eût cessé avec elle. Pitt seul a voulu perpétuellement la gvierre, et l'événement de la Restauration a prouvé que, comme chef des intérêts de l'oligarchie et de l'absolutisme des maisons régnantes de l'Europe, Pitt avait raison. — Toute la question entre Napoléon et Pitt est dans ceci : — Quj a voulu la guerre?
J'ai assez de documents pour prouver que Napoléon a toujours voulu la paix, et que Pitt a toujours voulu la guerre. L'un et l'autre avaient raison comme chefs des intérêts qu'ils représentaient; ceux de la vieille et de la nouvelle Europe. — La civihsation dont vous parlez si bien dans votre préface était celle que voulait Napoléon; il fallait arriver pour cela à la paix maritime et être bien consolidé. Non h counohbe il moado menire l'ehbe connobb' il' io !
Si l'ouverture prochaine du parlement pou-
vait vous engager à venir passer ici quelques jours, combien je serais heureux de causer longuement et à coeur ouvert avec vous ! combien il pourrait être utile à la connaissance d'un des plus grands caractères de l'histoire que je pusse déposer entre vos mains des données positives, qui, en le représentant sous son véritable jour, le feraient aimer des Français autant qu'il l'est par moi-même ! Le sabre dont l'arme sans cesse M. de Chateaubriand n'a jamais été à l'intérieur qu'une main de justice, et à l'extérieur qu'un bouclier pour la défense de son pays; il dut attaquer pour se défendre.
J'ai, avant ce moment et depuis la mort de mon neveu, chargé plusieurs personnes de vous voir de ma part. Aucune que je sache ne s'est encore acquittée de la commission que je lui avais donnée. — Je n'ai pas le temps de faire copier ma lettre. — Agréez ma profonde estime et ma vive sympathie pour le fils du général Hugo, mon ami.
Joseph.
Cinquante ans plus tard, la seconde représentation du Koi s'amuse était donnée à la Comédie -Française, et, à cette époque, la critique fut très divisée, mais pour des raisons tout à fait différentes. Des royalistes regrettaient bien encore que François I" fût montré sous un jour fâcheux, mais c'est surtout l'interprétation de Got dans Triboulet qui souleva une assez vive opposition. Auguste Vitu s'exprime ainsi dans le Figaro sur le grand artiste :
11 a montré dans l;s diverses parties de ce rôle écrasant les ressources étendues d'un homme consommé dans son art; tout ce qu'on peut faire avec un grand talent, M. Got nous l'a donné ce soir, mais ce qu'il ne pouvait pas faire, car on ne force pas la nature, c'est d'avoir la voix tragique.
.4.uguste ^'itu rend cet homm-ige à Victor Hugo :
C'est un événement un peu plus que rare, et on peut dire unique dans les fastes littéraires, que la seconde représentation d'une
pièce de théâtre donnée à cinquante ans de distance de la première, en présence de l'auteur lui-même « entré vivant dans la postérité ». La mort du grand Corneille devança de deux ans le cinquantième anniversaire de l'apparition du Cil). Quant à Shakespeare et à Molière, leur vie entière tient dans cet espace d'un demi-siècle, qui ne compte que pour une étape dans la gigantesque carrière de Victor Hugo.
Un si étonnant spectacle, un si touchant anniversaire explique la curiosité passionnée du public dans la soirée qui vient de s'écouler.
La libre Angleterre a créé une place gouvernementale de poète-lauréat dont le titulaire est doté, outre la couronne officielle de laurier, d'une grosse pension. La nation française comprend autrement la gloire littéraire : elle ne couronne ses poètes ni de lauriers ni de guinées; il lui arrive même d'attendre qu'ils soient morts pour s'assurer qu'ils méritaient de vivre. Seul Victor Hugo, par la nature impérieuse de son génie, par son impassible courage qui semble défier les incrédulités, les coups du sort et le poids des années, domine enfin la contradiction, subjugue les dissidences et voit les fronts les plus fiers courbés devant son trône littéraire. Le poète-lauréat de la France, longtemps et obstinément débattu, aujourd'hui librement acclamé, c'est lui.
Le Kappd.
Auguste Vacquerie.
La profondeur de la pensée, c'est bien, mais la première condition d'un drame est d'être un drame. Quel drame, le K.oi ùimme! Tout y est, la comédie gaie au premier acte, la comédie sinistre au quatrième, l'élégie et l'idylle au deuxième, la tragédie au troisième, au quatrième et au dernier; le drame partout. Et sous cette variété, quelle unité! Jamais pièce n'a mieux su où elle allait, ne s'est moins attardée en route.
... Et à chaque acte, quelles scènes! Il y a le tonnerre au quatrième, mais quel coup de tonnerre éclatera jamais comme le discours dont Saint-Vallier foudroie le roi et son bouffon. Le roi le reçoit au front et Triboulet au cœur. Combien connaissez-vous de scènes aussi belles que celle de Triboulet avec sa fille dans la petite maison du cul-de-sac Bussy,
et aussi jolies que celle de François I" avec Blanche ? Mais c'est au troisième acte que le drame est d'une hauteur et d'une puissance incomparables. L'entrée de Triboulet cherchant sa fille, son désespoir obligé de sourire, la chanson de défi qu'il achève, et tout à coup sa fureur qui crève, son rugissement, son insulte aux seigneurs, son duel d'un contre tous, sa rage qui fond en larmes et en prières, et puis, quand Blanche sort de la chambre du roi, les courtisans balayés d'un geste, la fille qui sanglote sur le cœur du père, pas un mot de reproche, la réapparition de Saint- Vallier, quels mots rendraient l'impression que ces choses produisent ! On croit l'émotion épuisée; elle redouble au quatrième acte. Et quant au cinquième, nous ne croyons pas que le génie ait jamais rien inventé de tragique comme l'éclair qui montre à Triboulet, tout glorieux de sa vengeance accomplie, que le cadavre qu'il piétine est le cadavre de sa fille. Et cela en. des vers dont il suffit de dire qu'ils sont de celui qui avait déjà écrit les Orientales et Hernani et qui devait écrire Kuj Bios et la Uffnde des Sikles.
Le Gil Blas.
Théodore de Banville.
O mon ami, il y a quelques jours à peine, en pleine Comédie-Française, dans cette maison de Molière où le bruit des écus tombant à flots sur les écus empêche trop souvent d'entendre la voix de Molière, nous avons assisté à cette fête, à cette joie, à ce couronnement, k ce triomphe nouveau du Koi s'amuse joué devant tout ce que Paris a d'àmes, d'esprits, de beautés; nous avons savouré, applaudi, acclamé, écouté avec une religieuse et déchirante émotion ce drame, où le vers ailé, charmant, savant, magnifique, harmonieux, capricieux, terrible, est, avant tous les autres, le premier et le grand comédien. Nous nous sommes enivrés de cette symphonie épique où la rime, comme une .ime visible, fait chanter ses flûtes, ses clairons et ses lyres, et la foule éprise, torturée, charmée, attendrie, mêlait k ses admirations les sanglots et les pleurs; et le maître, l'aïeul de tous, souriant dans sa barbe blanche, écoutait les vers de sa jeunesse chanter délicieusement dans l'éblouissement et dans la lumière.
REVUE DE LA CRITIQUE
Le Beaumarchais.
Emile BlÉmont.
... N'avez-vous pas senti quelle simple et divine création est Blanche dans !e R.oi s'am/ae? O l'adorable et lamentable incarnation de l'éternel féminin! Quelle pureté! Quelle impétuosité d'amour! Quelle rayonnante inconscience! Quelle aurore de désir vague et de fraîche pudeur! Quelle révélation, quel saisissement, quelle lutte, quel éblouissement, quelle folie, quel sacrifice et quel abandon de tout l'être dans le fatal amour! Quelle fleur de cœur emportée dans la tempête! Quelle perle inappréciable de l'océan humain! Quelles victoires et quelles défaites de la lumière et des ténèbres! Quelle rédemption sublime sous le couteau de l'assassin! On dirait une jeune prêtresse courant s'immoler sur l'autel. Moins touchante est l'antique Iphigénie. . .
Emile Blémont termine ainsi son éloquent article :
... On s'est aperçu jeudi, comme on s'aperçoit trop souvent depuis quelques années, que nous sommes au déclin d'un siècle, d'un grand siècle dont il reste trop peu de grands hommes.
Victor Hugo en est la plus haute expression, et il paraît plus grand encore au milieu des caractères abaissés, des esprits rampants et tortueux, des passions étroites et des idées mesquines, des petits hommes et des petites choses du moment. Il dépasse de la tête et des épaules tout ce qui l'entoure aujourd'hui. C'est uneAlpe, une .îme neigeuse à cent coudées au-dessus de la platitude humaine.
LéU Nouvelle Revue.
H. DE BOKNIER.
. . . C'est une des gloires de Victor Hugo que toutes ses œuvres donnent lieu ainsi à des explications multiples, à des controverses, à des luttes même, qui témoignent de l'étendue et de la profondeur de son génie. Le Koi s'amuse ne pouvait pas échapper à ce péril et à cet honneur. Le péril n'est plus, l'honneur reste. Le Théâtre -Français en reprenant le KoJ s'amuse connaissait bien le péril, et comme le poète, il en est sorti glorieux. En résumé, soirée mémorable pour le grand poète, pour le théâtre et l'art.
L'Événement.
Albert W'OLF.
. . . Les petits hommes qui ont voulu renverser le géant sont morts à la peine et l'histoire n'a retenu des combats passionnés de jadis que le triomphe de Victor Hugo, l'avènement d'un art nouveau qui demeure la plus grande gloire des lettres françaises en ce siècle. Cinquante ans après les sifflets, le drame va aux nues, et avec raison. Il y a un demisiècle l'animosité était telle qu'on se rendait aux Français pour faire tomber la pièce et pour écraser l'auteur. La deuxième représentation réunit un public pénétré de la plus profonde admiration et décidé à la témoigner au grand maître.
Le Cousîifutioiinel.
Georges Ohnet.
Il n'est pas un autre exemple d'une situation semblable et jamais le progrès littéraire accompli chez un peuple ne s'est accusé d'une manière aussi saisissante. C'est le même drame, le même théâtre. Et après une première représentation terminée par un écroulement, une seconde représentation se terminant par une apothéose.
Car cette soirée a été un long triomphe. L'œuvre que tout le monde connaît avait été montée avec le soin délicat qui est la qualité maîtresse de l'administration de la Comédie- Française.
Dans l'Intransigeant, Gramont s'est reporté aux critiques des journaux de 1832, le National, le Journal des Débats, la Revue Je Paris, voulant démontrer à quel point l'état des esprits s'était modifié visà-vis de Victor Hugo en 1882, et bien longtemps auparavant d'ailleurs :
... Nous sortons de la deuxième représentation du drame k Ko> s'amuse. Les scènes tumultueuses qui s'étaient produites k la première ne se sont pas renouvelées. Nous n'avons entendu ni les « menaces » , ni les «véhémentes apostrophes»,ni les «hurlements» entendus, signalés par M. X dans k National. Toute la soirée, au contraire, ont retenti à nos oreilles des applaudissements. « L'artillerie des
sifflets et ccUo Jcs applaudissements était également bien servies)), dit le Journal des Débats. En fait d'artillerie, il n'y a eu à la deuxième représentation que des salves de bravos.
... Nous avons cru, par moments, assister 'a une « émeute littéraire » , dit la Kevne d: Paris. Et elle ajoute : n Nous attendons une seconde épreuve plus calme ». La Keviie de Paris faisait
bien de vouloir attendre une seconde épreuve. En effet, ceux d? nos confrères qui, moins sages, se sont hâtés d'écrire leur compte rendu d'après l'impression de la première représentation, se sont livrés aux appréciations les plus baroques, ont émis des opinions dont l'absurdité éclate aujourd'hui à tous les yeux et qui ne feront certes pas honneur à leur jugement.
NOTICE BIBLIOGRAPHIQUE
l./'Kois'amiise. — Drame, par Victor Hugo, Paris, Eugène Renduel, libraire-éditeur, rue des Grands -Augustins, n" 22 (imprimerie Everat),i832. Frontispice par Tony Johannot. Edition originale, in-8°, publiée à 6 francs.
Discours prononce par Al. ViUor H/igOj le ip décembre 18^2, di-vant le tribunal de commerce, pour contraindre le Théâtre-Français à représenler\t Roi s'amuse. — Publié chez Eugène Renduel pour être distribue aux personnes qui ont acheté' les pre'cédentes e'ditions du drame, plaquette in-S", 1832.
Lf Koi s'amuse. — Œuvres de Victor Hugo, Drame I. Troisième édition. Paris, Eugène Renduel, 1833, in-8"; prix : 6 francs.
Lx Koi s'amuse. — Œuvres de Victor Hugo, Drame I. Paris, Eugène Renduel, 1836, in-S". Dessin hors texte de C. Rogier.
L? Koi s 'amuse. , . — Thé.àtre de Victor Hugo, de l'Académie française, première série. Paris, Charpentier, 1841, rue de Seine, n°29 (imprimerie Béthune et Pion), in-i8. Edition collective, réimprimée en 1844; prix : 3 fr. 50.
Le Koi s'amuse... — Paris, Furne et C", rue Saint- André-des- Arts, n° 55 (imprimerie Béthune et Pion), 1841, in-8°. Édition collective, parue en livraisons à 50 centimes et ornée des dessins de l'édition Renduel, 1836.
Le Koi s'amuse. — Paris, Michel Lévy, 184J. Edition grand in-S" à deux colonnes; prix : I franc.
he Koi s'amme... — Thc.ître complet Je
Victor Hugo. Paris, chez l'éditeur du répertoire dramatique, boulevard du Temple, n°34 (imprimerie Pion frères), 1846. Edition grand in-S", ornée de gravures sur acier.
Lf Koi s'amuse... — Thé.itre de Victor Hugo, de l'Académie française, Paris, Michel Lévy frères, libraires-éditeurs, rue Vivienne, n" 2 bis; 1850. Nouvelle édition grand in-8'', réimpression de la précédente.
Lf Koi s'amuse. . . — Œuvres illustrées de Victor Hugo, édition J. Hetzel. Paris, librairie Marescq et C'% rue du Pont-de-Lodi, n° 5. Librairie Blanchard, rue de Richelieu, n° 78 (imprimerie Simon Raçon et C"), 18)3. Grand in-S" a deux colonnes.
Lf Koi s'amuse... — Théâtre de Victor Hugo, Paris, édition J. Hetzel (s. d.). Réimpression de la précédente.
Lf Koi s'amuse. .. — Théâtre I. Collection Hetzel, Lecou, éditeur, Paris, rue du Bouloi , n° 10 (Imprimerie Simon Raçon), 1853-1855. Edition collective, in-i6; prix : 3 fr. 50.
Lf Koi s'amme... — Collection Hetzel.
Paris, librairie Hachette et C", rue Pierrc-Sarrazln, n" 14 (imprimerie Simon Raçon), 1856- 1857. Edition collective, in-16; prix : i franr.
Le Koi s'amuse. . . — Œuvres de Victor Hugo, Drame II. Alexandre Houssiaux, libraire-éditeur, rue du Jardinet-Saint- Andrcdes-Arts, n° 3 (imprimerie Simon Raçon et C"), 1857. Edition in-8°, ornée de vignettes. Prix : 5 francs.
NOTICE BIBLIOGRAPHIQUE
Le Roi s'amme... — Théâtre II. Paris, Hachette et C'°, rue Pierre-Sarrazin, n° 14 (imprimerie Ch. Lahure), 1862-1863. Edition collective, in-[6; prix : 3 fr. 50.
Le Koi s'amme. . . — (EuvresdeVictorHugo, Théâtre U. Paris, A. Lemerre, passage Choiseul, n° 23, 1876, petit in-12; prix : 6 francs.
Le Koi s 'amuse. . . — Œuvres complètes de Victor Hugo, Drame II. Edition définitive, Paris, J. Hetzel et C", rue Jacob, n" 18; A. Quantin et C'°, rue Saint-Benoît, n° 7, 1880, in -8°; prix : 7 fr. 50.
Le Koi s'amuse. . . — Victor Hugo illustré. Théâtre I. Paris, E. Hugues, rue Thérèse, n° 8 (imprimerie P. MouiUot), 18S2-1883, grand in-8°. A paru d'abord en sept livraisons h 10 centimes. Le volume : 6 francs.
Le Koi s'amuse... — Paris, Société de publications périodiques, quai Voltaire, n" 13 (imprimerie P. MouiUot), 27 planches hors texte, compositions de Jean-Paul Laurens, Luc-Olivier Merson, Adrien Marie, Emile Bayard, etc., 1883, in-4° en feuilles dans un carton, tiré à 150 exemplaires sur papier de
Hollande, i;o francs, et 50 exemplaires sur japon, 200 francs.
Le Koi s'amuse... — Œuvres complètes de Victor Hugo, Drame II. Edition nationale, Paris, Emile Testard et C", éditeurs, rue de Condé, n° 10 (typographie G. Chamerot), illustrations d'Adrien Moreau, 1887, petit in-4'', prix : 30 francs.
Le Koi s'amuse. . . — Petite édition définitive, in-i6 (s. d.), Paris, Hetzel-Quantin ; prix : 2 francs.
Le Koi s'amme. . . — Edition à 25 centime s le volume, 3 volumes in-32, Paris, Jules Rouff et C", Cloître Saint-Honoré (s. d.).
Le Koi s'amuse... — Collection des morceaux choisis de Victor Hugo. Paris, Société d'éditions littéraires et artistiques, librairie Paul Ollendorff, chaussée d'Antin, n° 50, 1908, petit in-i6, prix : i fr. 25.
Le Koi s'amuse. .. — Théâtre II, édition de l'Imprimerie nationale, Paris, Paul Ollendorff, chaussée d'Antin, n° 50, 1908, grand in-8°, publié à 10 francs.
NOTICE ICONOGRAPHIQUE
Liffer, costumes de Trihoulet (actes 1 et II); Perrier, costumes de François I" (actes I, II, in, IV); Beauvallelj costume de Saltabadil; loanny, costume de Saint - \ allier; j\f"' Ana'is, costume de Blanche; Af"' Dupont, costume de Maguelonne; jW"' Morales, costume de M"'° de Cessé; M"" Tousej, costume de dame Bérarde ; Ai"' Meiijand, costume de page; Bouchet, costume de M. de la Tour-Landry ; Samsoti, costume de Clément Marot; Gejfroy, costume de M. de Pienne ; Dupai ay, costume de M. de Cossé; Dumilâire^ costume de médecin ; Ke'giiier, costume d'un gentilhomme de la reine; costume de seigneur; deux costumes de pages; costume d'homme du peuple; costume de femme du peuple ; costume de garde et armoiries : vingt- cinq aquarelles attribuées
à Auguste de Chltillon , 1832. — Documents conservés à la Comédie-Française.
Frontispice par Tony Johannot, gravé sur bois par Andrews et tiré sur chine monté. Ma fille ! Terre et deux ! c 'iff ma fille, a présent
— Édition originale, Eugène Renduel, 1832.
La taverne de Saltabadil (acte IV), dessin d-; C. Rogier, gravé sur acier par W. et E. Finden. — Edition Renduel, 1836.
Blanche che^Je roi (.icte III ) , album Madou.
— Bruxelles.
Le Koi s'amuse. Scènes, dessins de J.-A . Beaucé, gravés sur bois. — J. Hetzel, Marcscq et C" et Blanchard, 1853.
lUi-ttiMrr.Tr \AT(0!tAi,E
Ai"' Bartel, rôle de Blanche, eau-forte de Lalauze. — Almanach ries speffachs, 1882.
jgftf je i'épargte an moins fan^ifSe de tout dire! (acte III), estampe d'après le tableau d'Hermann Kaulback. — UWiiliri, i" janvier
hion enfant! ah! c'eSi elle! ah! ma fille! (acte III), dessin d'Emile Bayard; décor de Duvignot et Gabin (acte I); décor de Lavastrc (acte II); décor de Rubé et Chaprnn (acte IV); dessins de Toussaint. — L'Ill/i/lnition, 25 novembre 1S82.
J'ai tue mon étirant! ( acte V ) , dessin d'Adrien Marie, lithographie Gillot; Got, costume de Triboulet; Alonnet-Sulljj costume de François I"; Aiauhant, costume de Saint-Vallier; Febvrej costume de Saltabadil; Af"' Bartetj costume de Blanche; Al"' Samary, costume de Maguelonne : dessins de Letellier d'après les croquis de Thomas. — Lrt Vie moderne, 25 novembre 1882.
he Koi s'anime, scènes et costumes, dessins de Paul Destez. — L'Univers illuSlré, 25 novembre 1882.
jL-j male'diflioii de Saint- Vallier (acte I ), dessin de M. de Haenen gravé par Lepère. — - i^ roi aux pieds de Blanche (acte II), dessin d'Adrien Marie gravé par Lepère. — L« interprètes de 18S2 : Got, Ahunet-Sully , Febvre, Af '' Bartet, Ai"' Samarj , dessins d'Adrien Marie. — Courtisans! courtisans! démons! race damnée! dessin de Riou. — Le Monde illuSiré, 25 novembre 1882.
La malédiâion de Saint-Vallier (acte I), dessin de Jules Garnier ; Triboulet, dessin de A. Gués, photogravures Goupil. — François l", dessin de Ferdinandiis gr.avé par Gillot. — Le livre d'or de Vidor Hugo, 1882.
Triboulet, eau-forte; Triboulet, croquis à la sanguine, par .lean-Paul Laurens. • — Saint- Vallier {3.ct.t I) ; le jardin {■xzx.t ll);Rende^la-moi ! la porte, oui're'}r-la ! {^cte III); Che^ Saltabadil ( acte IV) ; J'ai tue' mon enfant (acte V) : cinq compositions d'Emile B.iyard. — Une salle au Louvre (acte I); coffunie de Saltabadil {acte II); le eabinft du ro/ (acte III) : par Henri Meycr. — Costumes de François l", Tribouht et Ala-
ffielonne : aquarelles d'Adrien Marie. — La s'eur aide le frère (acte IV), par Luc-Olivier Mcrson. — Croquis pris pendant une répétition du deuxième acte (Blanche, Bérarde, François 1"), par John Sargent. Décors, fleurons, etc., 27 planches hors texte. — Société des publications périodiques, 1885.
Got, costumes de Triboulet; Mounet-Sully, costume de François I"; Maubant, costume de Saint-Vallier; Febvre, costume de Saltabadil; yW"' Bartet, costume de Blanche; Ai"' Samary, costume de Maguelonne. — Plus les reproductions correspondantes des costumes de 1832, d'après des aquarelles originales citées page 417. Supplément du Gaulois, 22 novembre 1882.
François l" et Maguelonne (acte IV), dessin de François Flameng gravé à l'eau-forte par Lalauze. — Édition Hébert, 1886.
Faites couper la tête à M. de Cojié! (acte I); Ma fille! c'eit ma fille! (acte V) : dessins d'Adrien Moreau gravés à l'eau-forte par Champollion et Vion. — Edition nationale, Testard, Paris, 1887.
Aiounet-Sully , costume de François I" (acte I); M"' Samary, costume de Maguelonne (acte IV) : compositions de Chatinière n"' 318-319 de la collection Martinet. (Extrait du catalogue de Jules Hautccœur, rue de Rivoli, n° 172, 1894.)
Ceci, c'eSl uti bouffon, et ceci, c'eft un roi! dessin de Victor Hugo, appartenant à la Comédie-Française.
Le dernier bouffon songeant au dernier roi, dessin de Victor Hugo attenant au manuscrit.
1878. Lf^((«^//( Triboulet, acte II, scène II), peinture de Théophile Blanchard.
18S2. Dessin d'Henri Pille.
1884. Illustrations d'Hermann Vogel.
1887, Portrait de Frédéric Febvre dans Saltabadil, peinture de Jules Garnier.
ILLUSTRATION DES ŒUVRES
REPRODUCTIONS ET DOCUMENTS
LE
ROI